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Les mines antipersonnel

Les mines antipersonnel sont l’une des causes les plus importantes de handicap physique dans le monde. Elles provoquent de graves blessures qui entraînent des handicaps à vie, suite à des mutilations ou à des amputations de l’un ou l’autre membre. De plus, en dehors des problèmes de santé qu'elles entrainent, les mines antipersonnel posent un problème d’éthique, car la majorité des victimes sont des civils, blessés plusieurs années après la fin du conflit.
Les mines antipersonnel
Originellement, il s’agit d’une arme militaire qui sert à mettre l’ennemi hors de portée. Arme de guerre, une mine antipersonnel, est un engin qui contient une charge explosive. Cette charge se déclenche sous l’action involontaire lors du passage d’une personne ou d’un véhicule. Le but étant de provoquer la mise hors de combat du personnel. Aujourd’hui, la majorité des personnes touchées par les mines antipersonnel sont des civils vivant, la plupart du temps, dans des pays où la guerre est finie depuis longtemps.
Les pays les plus touchés
Les quatre pays les plus touchés au monde par les mines antipersonnel sont l’Afghanistan, l’Angola, avec près de six millions de mines pour seulement onze millions d’habitants, la Bosnie-Herzégovine et le Cambodge. Le Cambodge a déjà connu plus de 35000 amputations, suite à des explosions de mines, après la fin de la guerre.
La lutte
En 1992, la Campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel a été lancée. Elle a aboutit à la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, appelée également Traité d’Ottawa, signée le 3 décembre 1997. Cette Convention est entrée en vigueur le 1er mars 1999. En mai 2009, 156 pays avaient ratifié la Convention et 37 pays avaient refusé de la signer.
Parmi les pays qui ont refusé de signer ce traité figurent trois démocraties occidentales qui ne veulent toujours pas déminer les mines antipersonnel encore actives et dont ils sont responsables. Il s’agit des Etats-Unis, de la Finlande et d’Israël. Les Etats-Unis estiment qu’en signant cette convention, ils ne seraient plus capables de répondre à leurs besoins en matière de défense nationale, ainsi qu’aux besoins de leurs alliés. La Finlande refuse de signer pour des raisons stratégiques et budgétaires. L’Etat d’Israël, toujours en guerre, a encore utilisé des mines antipersonnel en 2007 lors de la guerre contre le Liban. Ces pays ne fabriquent plus les mines antipersonnel, mais en possèdent encore sur le terrain.
La production continue
La République populaire de Chine, la Corée du nord et la Russie continuent encore aujourd’hui à produire des mines antipersonnel. La Chine reste à ce jour le plus grand producteur de mines au monde, avec plus de 110 millions de mines susceptibles d’être utilisées un jour.
De nombreuses organisations, comme Handicap International par exemple, luttent pour une interdiction totale des mines antipersonnel, pour une identification des pays et des populations les plus touchés, pour la prévention et le déminage, mais également pour une réparation et des soins aux victimes.
Sommaire
- "Handicap": un mot, plusieurs réalités
- De l’infirmité à la myopie
- Les structures d’accueil spécialisées
- Les aides publiques en faveur des personnes handicapées
- Handicap et parentalité
- Sport et handicap
- Les médias
- Les mines antipersonnel
- Handicap International et les lacets bleus
- François Colinet, un professeur comme un autre
- Découvrir le DVD "Parcours de Sourds"









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