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Consommer pour être heureux?

Consommer pour être heureux?

Selon la publicité et certains médias, pour être heureux, il faut avoir un Iphone, un téléphone portable, un écran plat, utiliser telle marque de shampoing ou de déodorant… Bref, il faut consommer. Cependant, l’hyperconsommation ne garanti pas un bonheur sans faille. De plus, elle comporte des risques pour l’environnement. Voilà pourquoi certains décident de vivre autrement et optent pour la « décroissance ».

Le cercle de l’hyperconsommation

La consommation joue un rôle capital dans les sociétés occidentales. C’est elle qui assure le bon fonctionnement de l’économie, mais c’est aussi elle qui entraîne de nombreux individus dans le cercle de l’hyperconsommation.

Pour pouvoir consommer davantage et acquérir les produits vantés par la publicité, les individus doivent gagner plus d’argent. Ils travaillent donc de plus en plus. En travaillant trop, ces personnes passent beaucoup moins de temps en famille ou avec leurs amis, ce qui a des conséquences sur leur vie affective et sociale.

L’hyperconsommation a aussi des répercussions sur l’environnement et sur les relations entre les pays. Car des conflits peuvent naître entre des pays qui se battent pour contrôler des ressources naturelles ou des matières premières.

Bonheur et consommation

A en croire la publicité et les médias, il faut consommer pour être heureux. Grâce à un Ipod, au nouveau shampoing ou aux yaourts à l’Omega 3, les individus se sentent mieux dans leur peau. Mais le bonheur est-il véritablement lié à la consommation ? Rien n’est moins sûr…Selon Tim Kasser, un psychologue américain, le bonheur n’est pas en lien avec le bien-être matériel. Il est arrivé à cette conclusion en établissant un graphique. Celui-ci démontre que ces 40 dernières années, les revenus des individus ont augmentés.  Cela leur a permis de consommer davantage. Par contre, sur cette même période, le nombre de personnes qui se déclarent heureuses est resté parfaitement stable…Ce qui signifie que le bonheur ne se trouve pas dans les rayons des supermarchés !

Par ailleurs, de nombreuses études montrent que les gens savent très bien ce qui contribue à leur épanouissement. Et souvent, ce sont des choses qui ne s’achètent pas, comme le fait d’entretenir de bonnes relations avec les autres, faire partie d’une communauté, se respecter soi-même et faire ses propres choix.

Une planète « finie »

Si consommer ne nous rend pas plus heureux, pourquoi continuons nous à le faire ? D’autant que si nos envies sont infinies et toujours renouvelées, ce n’est pas pareil pour notre planète !

L’hyperconsommation est confrontée à un obstacle majeur : les ressources naturelles et les matières premières fournies par la terre, elles, ne sont pas infinies.

Certains pensent que si nous continuons à ce rythme, il n’y aura plus rien dans quelques années. Voilà pourquoi ces personnes ont choisi de vivre autrement, en consommant moins et en adoptant des comportements plus soucieux de l’environnement. On les appelle les adeptes de la décroissance.

 


Pour en savoir plus:

Courrier International, Dossier spécial décroissance, n°896 du 2 au 9 janvier 2008

Serge Latouche, Le pari de la décroissance, Fayard, 2006

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