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Les couleurs des partis. Ça vient d'où et ça sert à quoi ?

Les couleurs des partis. Ça vient d'où et ça sert à quoi ?

Dans l'ancienne coalition arc-en-ciel, on parlait des bleus, des rouges et des verts. Les partis ont pris l'habitude de s'identifier par une couleur. Cela ne découle donc pas d'une obligation légale. Selon les cas, ce choix est plus ou moins volontaire.

Bleu pour les libéraux (MR)

De 1877 à 1894, pour faciliter le vote aux analphabètes, une loi impose que les premiers bulletins de vote officiels soient imprimés en couleur. Les noms des libéraux sont écrits en bleu, ceux des catholiques en rouge carnat (rosé). Les libéraux s'opposent dès le début à ce système qui montre clairement à l'Europe que certains électeurs ne sont pas instruits. À Nivelles par exemple, la moitié des électeurs sont alors agriculteurs. Quant au choix du bleu, ils le préfèrent au rouge utilisé en France lors de la Commune de Paris. En 1878, les libéraux remportent les élections et reviennent au pouvoir après huit ans d'absence. Le bleu est ainsi devenu celui de la victoire. Depuis lors, le bleuet est porté à la boutonnière des sympathisants libéraux.

Rouge pour les socialistes (PS)

Après les catholiques, les socialistes ont récupéré le rouge, symbole de lutte, de la révolution, du rassemblement. C'était en effet la couleur du drapeau du mouvement ouvrier au 19ème siècle. Les drapeaux rouges étaient présents à toutes les manifestations.

Orange pour les démocrates chrétiens (cdH)

Lors de le création du Parti Social Chrétien, le jaune et le vert étaient utilisés dans les mouvements de jeunesse et les rassemblement catholiques, le jaune, étant la couleur associée au Pape. Dans les années septante, les démocrates-chrétiens ont viré à l'orange. Pourquoi ? Cette couleur était plus visible, plus chaude et plus positive. Pour d'autres, ce choix aurait été inspiré par la couleur de la façade du bâtiment occupé par le siège du parti à Bruxelles, dès les années soixante. Aujourd'hui, le cdH a repris un peu de son rouge initial. Son nouveau logo est orange et rouge terracotta. Symbole de ce choix : l'orange serait « la couleur de l'humanisme, de la chaleur et de nos origines ». Le terracotta « évoque la terre des hommes » et est « la couleur du Sud par excellence », « celle du berceau des premiers démocrates et premiers humanistes ».

Vert pour les écologistes (Écolo)

Lorsque le mouvement Écolo est né en 1980, la couleur verte leur a vite été collée. Quoi de plus évident pour un groupe défendant l'environnement et dont les partisans étaient surnommés à l'époque : « les amis des petits oiseaux et des petites fleurs ». Pourtant, les océans recouvrent la plus grande partie de la planète. Pourquoi alors ne pas avoir choisi le bleu ? Tout simplement, parce que cette couleur était déjà prise.

Mais quelle nuance choisir ?

C'est à peine perceptible pour un œil non averti mais les partis politiques jouent beaucoup sur les diverses nuances de leur couleur de base. Le choix d'un vert foncé ou d'un vert clair aura un impact psychologique différent. Ainsi par exemple les affiches de campagne d'Ecolo utilisent un bouton lumineux comprenant deux verts, différents de celui du logo. « C'est volontaire », nous répond-on au siège du parti. « On a suivi de près les conseils des imprimeurs et des graphistes... ».

 

Illustration issue du cahier pédagogique : "La Communauté française, à quoi ça sert?", téléchargeable sur le site du Parlement de la Communauté française : http://www.pcf.be.

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Commentaires (1)

  • jjs

    De jjs,
    07 novembre 2011 à 12h58

    comment se fait il que dans tous les pays, dans tous les partis politiques une priorité n'est pas donnée à la charte Universelle des droits de l'homme. L'économie réelle est "tord-pillée" par les prédateurs qui spéculent librement et rien n'est fait pour la dignité humaine, tout par contre encourage le prolongement de l'implosion de notre civilisation dé civilisée...Des ministères de la guerre à la place des ministères de la paix, des murs de la honte plutôt que des ponts. la répression pour l'indignation plutôt que remettre de l'ordre, humain, équitable et durable. jjs