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Des études pour les filles, d'autres pour les garçons?

Les filles seraient des littéraires et les garçons des "matheux". Ce préjugé, encore très répandu aujourd’hui, semble être confirmé par le nombre très minoritaire de filles qui choisissent les orientations scientifiques ou techniques. Question de "nature" ou d’éducation ?
Les inscriptions universitaires pour l’année 2004-2005 révèlent qu’en première année de sciences d’ingénieur à l’université, seul un étudiant sur 7 était une fille. En première année de sciences informatiques, les chiffres sont encore plus révélateurs puisqu’il n’y avait qu’une seule fille inscrite sur 30 garçons. Inversement, en langues et littératures romanes, les garçons sont beaucoup moins nombreux que les filles : il n’y avait, toujours pour l’année 2004-2005, qu’un seul garçon inscrit sur 4 filles.
Un choix déterminé dès l’enfance?
De nombreuses recherches ont été réalisées afin d’expliquer l’écart entre le nombre de filles et de garçons dans certaines filières. Il en ressort que l’école serait déterminante dans le choix des études. Il a été démontré, entre autres, qu’en cas d’échec dans les matières scientifiques, une majorité des professeurs de l’enseignement secondaire encourageraient inconsciemment les garçons à persévérer dans cette voie, contrairement aux filles qui seraient réorientées vers d’autres options.
Cependant, il semble que les filles et les garçons sont poussés à avoir des centres d’intérêts différenciés bien avant l’école secondaire. Il suffit de regarder les catalogues de jouets où les dînettes et les poupées proposées aux filles sont bien séparées des fusils et des jeux de construction destinés aux garçons.
De plus, certains comportements sont davantage admis pour un sexe plutôt que pour l’autre. Les comportements agressifs et violents, par exemple, sont considérés comme naturels chez le garçon qui sera souvent moins sévèrement puni que la fille pour la même faute. Par contre, un garçon qui pleure sera souvent plus durement traité qu’une fille car celui-ci doit apprendre à être courageux et à ne pas montrer ses faiblesses.
Les modèles professionnels
Les enfants constatent généralement que certains métiers sont très masculins ou féminins. La profession d’infirmier, par exemple, est beaucoup plus souvent occupée par des femmes que par des hommes. Tout comme les métiers de secrétariat ou d’instituteurs. P
ar contre, du côté des ingénieurs, des métallurgistes ou des policiers, les hommes sont très majoritaires. Dès lors, les enfants peuvent en conclure que les policiers sont des hommes, ils sont forts et protecteurs ou les institutrices sont gentilles et attentives. Le trait est grossier mais peut-être pas si éloigné de la réalité. Et si les parents ou les enseignants n’expliquent pas aux enfants qu’il n’y a pas de professions destinées aux hommes et d’autres aux femmes, ils risquent de reproduire les mêmes comportements et de se diriger vers un métier jugé "adapté" à leur sexe.
Difficile de changer...
Il faut parfois beaucoup de courage pour oser s’inscrire dans une orientation où l’autre sexe est majoritaire. Ẻtre, par exemple, la seule fille au milieu de 30 garçons dans un cours d’informatique ne doit pas être facile tous les jours. Inversement, pour un homme, le fait de se retrouver dans des "métiers de femmes" peut être vu comme dévalorisant et peu viril. De plus, il a été démontré que le fait de se retrouver en situation minoritaire peut créer des conditions favorables à l’échec par manque de confiance en soi.









Commentaires (1)
De joj,
12 février 2010 à 17h16
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