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Le christianisme: histoire, principes et diversité de tendances

Le christianisme, qui regroupe les catholiques, les orthodoxes et les protestants, est une religion fondée sur la personne de Jésus-Christ, dont on connaît la vie et l’enseignement par le Nouveau Testament.

Histoire de Jésus-Christ

Selon les textes, Jésus est issu d’une famille juive de Nazareth. Vers l'âge de trente ans, il commence à prêcher la parole de Dieu à travers la Galilée et la Judée, pendant environ trois ans. Il est reconnu par ses disciples comme le Messie attendu par les Juifs pour restaurer le royaume d’Israël. Mais il suscite l'opposition des chefs religieux et effraie le pouvoir politique. Ponce Pilate, le gouverneur romain décide sa condamnation à mort par crucifixion, autour de l'an 30.

Après sa mort, ses disciples se réunissent autour de la foi en sa résurrection, qui l'authentifie comme le véritable envoyé de Dieu. Jésus devient Jésus-Christ le Sauveur. Ainsi naît le mouvement de Jésus, qui s’inscrit, à son origine, dans la continuité du judaïsme.

La vie et l’enseignement de Jésus seront ensuite progressivement consignés dans des textes appelés Evangiles-Actes des Apôtres (composé de 27 écrits, basé sur les Evangiles de Matthieu, Marc et Luc) et regroupés dans un corpus appelé Nouveau Testament qui complète, selon les chrétiens, la Bible juive.

Principes et pratiques du christianisme

La grande révélation de Jésus est que " Dieu est Amour " et qu’il peut ressusciter les morts. L’amour qu’il porte aux hommes est absolu et inconditionnel et tout le monde peut en bénéficier. Pour une majorité de chrétiens, Dieu est une nature en trois Personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit (ce concept ne sera fixé qu’au Concile de Nicée en 325).

Ce Dieu d’amour a parlé par les prophètes d’Israël et s’est incarné, selon les Evangiles, dans la personne de Jésus-Christ, venu au monde pour sauver l’humanité. En mourant sur la croix, Jésus a donné sa vie aux hommes et permet leur rédemption ; en ressuscitant, il leur donne un espoir de salut.

Pour acquérir leur salut, les croyants doivent conformer leur conduite à celle de Jésus et se transformer intérieurement. La vie chrétienne est orientée par le double commandement d’amour de Dieu et du prochain. Elle s’appuie sur les dix commandements de Moïse et débouche sur l’idéal du Sermon sur la Montagne : pardon des offenses, souci de la vérité, pratique de la justice, service du prochain.

Pratiquement, la vie des Eglises locales prend corps dans le culte, l'enseignement, l'évangélisation et les œuvres de solidarité. Très tôt, les cultes chrétiens sont célébrés le dimanche, jour de la résurrection du Christ. Ils comportent une liturgie (une confession de foi et des chants), la lecture de textes bibliques, suivie éventuellement de commentaires, et le repas eucharistique. Le baptême, qui marque l'entrée dans l'Eglise, et l'eucharistie, qui célèbre l'union des chrétiens avec Jésus-Christ, et la confirmation sont les sacrements communs à toutes les Eglises chrétiennes. Et Pâques est au départ la fête la plus importante puisqu’elle commémore la résurrection.

Divergences et division progressive des chrétiens

L'empereur romain Constantin autorise l'exercice du culte chrétien en 313 devient une religion licite, autorisée). Le christianisme devient religion d’Etat en 355 sous Théodore II.

A partir du 10e siècle, le pape, l’évêque de Rome, devient le personnage principal d'Occident (jusqu’au 16e siècle), ajoutant un pouvoir temporel (politique) à son pouvoir spirituel. Cependant se développent au sein de l'Eglise de nombreux débats théologiques, tranchés lors de grands conciles où sont élaborés et fixés des éléments essentiels de la doctrine chrétienne.

Une rivalité d'influence s'installe entre Rome et Constantinople (Istanbul). La rupture, qui était en germe depuis longtemps, se concrétise en 1054, lorsque le pape Léon IX excommunie (exclut de l’Eglise) le patriarche de Constantinople et que celui-ci lui réplique de façon semblable. L'Eglise d'Orient prend alors le nom d'Eglise orthodoxe.

L'orthodoxie

L'orthodoxie (" l'opinion ou la foi droite ", en grec) s'en tient aux dogmes définis par les huit premiers conciles œcuméniques (catholiques, c’est-à-dire " universels "). A la différence de l’Eglise catholique qui s’organise autour du Vatican et du Pape, l’Eglise orthodoxe n’est pas centralisée et ne peut prétendre au pouvoir politique.

Protestantisme

Au 16e siècle, un désir de changement se manifeste à l'égard de l'Eglise romaine. Après son excommunication en 1520, le moine allemand Martin Luther théorise un mouvement de pensée contestataire qui sera appelé Protestantisme. Des mouvements parallèles naissent en Suisse et en France, avec Zwingli, puis Calvin. Malgré leurs vues communes sur la place de la Bible, le salut gratuit et le rôle des laïcs, les réformateurs protestants ne fondent pas une Eglise unie face à l'Eglise romaine (ils sont luthériens, anglicans, méthodistes, etc.). Ils veulent surtout défendre leur liberté de conscience et refusent de se soumettre à des représentants de Dieu sur terre.

De nombreux courants

D'autres courants émergent de la Réforme, composés des baptistes, pentecôtistes, évangélistes, etc. Ces derniers sont plus réticents quant au mouvement de rapprochement œcuménique.

Aujourd’hui, les chrétiens seraient près de deux milliards dans le monde, drainant ainsi le plus grand nombre d’adeptes religieux dans le monde. Ils vivent principalement aux Etats-Unis (224 millions), Brésil (139), Mexique, Russie, Chine, etc. En Europe, les sociétés connaissent un profond processus de laïcisation. Par contre, en Afrique ou en Amérique Latine, un renouveau religieux se fait sentir, profitant surtout aux mouvements protestants évangélistes et pentecôtistes, qui essaiment également en Europe.

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