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Les transports automobiles

Les transports automobiles

Les transports sont une source importante de polluants dont le CO2. En effet, avec un carburant « classique » tel que l’essence ou le diesel, les gaz d’échappement de nos véhicules sont composés de 10 à 15 % de CO2. En regard du nombre de voitures en circulation, les conclusions sont effrayantes : en Wallonie, les véhicules automobiles des particuliers sont responsables de 12% des émissions de CO2. En outre, depuis 1990, les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports automobiles ont augmenté de près de 30% en Belgique.

Essence ou diesel ?

L’un ne vaut pas mieux que l’autre en matière de pollution atmosphérique. Les moteurs à essence produisent davantage de CO2, d’hydrocarbures imbrûlés (HC) et de monoxyde de carbone (CO) que les moteurs diesel. Cependant, les moteurs diesel présentent l’inconvénient de produire 1000 fois plus de particules que les autres carburants. Nocives pour notre santé, ces particules participent, comme le CO2, à l’effet de serre. Ces émissions de particules peuvent cependant être fortement réduites lorsque les véhicules diesel sont équipés d’un filtre à particules (malheureusement encore rare aujourd’hui). 

Ou encore le LPG ?

Beaucoup moins utilisé que l’essence ou le diesel, le LPG est aussi le carburant le plus propre des 3. Une voiture équipée au LPG produit entre 5 à 10% de CO2 en moins qu’une voiture avec un carburant classique. De plus, le LPG ne présente pas de risque d’émissions de particules et n’émet que très peu d’oxyde d’azote et de benzène. Son bilan écologique est toutefois mitigé car les véhicules équipés de LPG restent très proches du diesel en ce qui concerne les émissions d'autres gaz polluants comme l'oxyde de carbone ou les hydrocarbures. 

Rouler sans pétrole ?

L’essence, le diesel et le LPG sont tous des dérivés du pétrole. Or, l’utilisation du pétrole en tant que carburant est responsable de 84% des émissions de CO2 alors que le secteur des transports en Europe dépend toujours aujourd’hui quasi totalement du pétrole… De plus, les ressources pétrolières s’épuisent au fur et à mesure. Si on ne sait pas encore quand, on peut toutefois affirmer qu’un jour, il n’y aura plus de pétrole. La voie envisagée par les pouvoirs publics pour sortir de cette dépendance semble être celle des biocarburants.

Les biocarburants

Les biocarburants sont fabriqués à partir de matières premières issues de cultures : colza, tournesol, froment, seigle, maïs, betterave et canne à sucre. Mélangés à de l’essence ou du gazole, les biocarburants permettent de réduire la quantité de pétrole utilisées ainsi que les émissions nocives dans l’atmosphère.

Cependant, tout le monde n’est pas favorable pour autant aux biocarburants qui, selon ses détracteurs, contribuent à la déforestation, à une hausse des prix des denrées alimentaires et à une consommation importante d’énergie nécessaire à leurs fabrications.

Aucune solution en vue ?

S’il n’existe pas encore de carburant miracle pour nos transports, on oublie parfois de privilégier des solutions toutes simples comme l’emploi du vélo pour les petites distances, l’utilisation des transports en commun ou du co-voiturage. Et s’il faut vraiment utiliser une voiture, essayer un maximum de rouler relax car une conduite agressive entraîne une augmentation de la consommation.

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