Dictionnaire
Peretz (Amir)
Né au Maroc le 9 mars 1952, Amir Peretz a surpris tout le monde en s’imposant à la tête du parti travailliste israélien devant Shimon Pérès, le 9 novembre 2005. Cet ancien syndicaliste s’est très vite retrouvé en difficulté face à la position incontournable d’Ariel Sharon sur la scène politique israélienne. Il a également dû faire face au départ de plusieurs figures marquantes de son parti vers la nouvelle formation créée par Ariel Sharon, Kadima. Parmi ces transferts, celui de Shimon Pérès a été un véritable coup dur pour le parti travailliste.
Amir Peretz véhicule une image de « socialiste pacifiste ». Il s’est prononcé en faveur de la reprise d’un dialogue sans préalable avec les Palestiniens. En même temps, il défend la construction du mur de séparation qu’Israël a construit en territoires palestiniens de même que le maintien de l’ensemble de Jérusalem en Israël, y compris la partie Est de la ville.
En très mauvaise position dans les sondages, la personnalité de Peretz est loin de faire l’unanimité au sein de la gauche israélienne. Ses convictions sur le plan social et le plan sécuritaire sont jugées trop radicales par une partie de l’électorat travailliste traditionnellement issue de la classe moyenne modérée. De plus ses origines séfarades éloigneraient une certaine élite ashkénaze qui a alors suivi Shimon Pérès vers la nouvelle formation politique Kadima.








