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L’eau dans le monde, une richesse mal répartie
La terre est la seule planète du système solaire où l’eau coule à flots : avec 1400 millions de kilomètres cube, c’est la ressource la plus abondante ! On comprend pourquoi on surnomme parfois la terre la Planète Bleue !
Malheureusement, toute cette eau n’est pas utilisable. 97% de cette eau se trouve dans les océans. Ce qui signifie qu’elle est salée, donc impropre à la consommation. L’eau douce représente moins de 3%. Mais elle n’est pas entièrement disponible : la majorité est gelée aux pôles. L’humanité doit donc satisfaire ses besoins avec la toute petite part de l’eau douce qui provient des lacs, des fleuves, des nappes souterraines, des eaux de pluie et de la fonte des neiges. Ce qui représente finalement un volume de 9 millions de kilomètres cubes pour la consommation, la vie de tous les jours, l’agriculture, l’industrie, la production d’énergie... Il y a bien des procédés de dessalement des eaux de mer mais ces procédés sont extrêmement chers et utilisent une énergie considérable.
Le problème est que la population mondiale augmente d’année en année et que les besoins en eau aussi. Au début du 20ème siècle, on comptait 1,7 milliards d’habitants sur terre. En 2000, ils étaient 6 milliards. En 100 ans, la population a donc triplé. Mais parallèlement, la consommation en eau a été multipliée par six ! Ce qui signifie que la demande en eau augmente deux fois plus vite que la population ! Pourquoi ? Surtout parce que l’industrie et l’agriculture se sont développées de manière exceptionnelle ces 100 dernières années. La surface des terres agricoles irriguées, par exemple, a été multipliée par cinq en un siècle. Et 70% de l’eau douce consommée dans le monde sert à l’agriculture.
Une situation préoccupante
Aujourd'hui dans les pays industriels, la consommation d’eau à usage domestique, agricole et industriel équivaut à 300 à 600 litres par habitant et par jour. Dans les pays les plus démunis, le chiffre tombe à 20 litres. Si les ressources en eau sont théoriquement suffisantes pour satisfaire tous les besoins, dans la pratique, les choses sont bien différentes et la situation est très préoccupante : 1,5 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, 2,5 milliards n’ont pas d’installations sanitaires, 4 milliards ne sont pas raccordés à un réseau d’assainissement et 6 millions meurent chaque année pour avoir bu de l’eau contaminée. Selon un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé et de l’Unicef, ce sont plus de 1,9 million enfants de moins de 5 ans qui meurent tous les ans à cause de la mauvaise qualité de l’eau.
Une richesse mal partagée
Les richesses en eau sont mal réparties sur la surface du globe : certains pays possèdent de grands réservoirs d’eau qui se renouvellent régulièrement alors que d’autres ont des difficultés pour s’approvisionner et retenir l’eau. Aujourd’hui dix pays se partagent 60% des réserves d’eau douce mondiales. Il y a différentes raisons à cela. Citons entre autres : la pluie, qui ne tombe pas en quantité égale à la surface du globe et la répartition géographique des populations qui diffère selon les pays. Certaines régions, très densément peuplées, reçoivent peu de pluie alors que d’autres, moins habitées, sont très humides. La Chine, par exemple, qui concentre 21% de la population mondiale ne reçoit que 7% des pluies. Alors que l’Amazonie, qui ne concentre que 0,3% de la population mondiale reçoit 15% des pluies.
Il y a donc une inégalité des répartitions. Mais si certaines régions manquent d’eau, c’est aussi pour d’autres raisons : le niveau de richesse, la mauvaise gestion, le gaspillage et la pollution jouent aussi sur les réserves et l’accès à l’eau.
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Suivant la richesse des pays, l’accès à l’eau n’est pas le même. Les pays riches peuvent se permettre de dépenser de l’argent pour produire une eau potable de qualité. Alors que les autres ont parfois du mal à traiter leurs eaux douces. Résultat, l’eau est de piètre qualité, voir impropre à la consommation avec pour conséquence une augmentation des maladies.
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La pollution, qui pose de graves problèmes et rend les réserves d’eau inexploitables en certains endroits. Elle augmente également le coût du traitement des eaux et pénalise encore davantage les plus pauvres.
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La mauvaise gestion et le gaspillage qui peuvent aussi causer des problèmes. Il y a l’eau que l’on utilise en quantité dans la vie de tous les jours, sans y faire attention. Il y a l’eau qui se perd à cause de fuites dans les systèmes de distribution (à Mexico, 70 % de l'eau distribuée est perdue à cause de cela !). Il y a l’eau des nappes souterraines que l’on surexploite et dans lesquelles on pompe massivement pour irriguer les champs (dans de nombreuses régions le niveau des nappes souterraines diminue de manière très inquiétante, car leur réalimentation par l’infiltration des eaux de pluie est devenue insuffisante. Les experts prévoient ainsi l’épuisement de plusieurs nappes importantes dans les 30 ans à venir.
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La contamination des nappes par l’eau salée. Dans certains pays et certaines régions côtières, le pompage intensif de l’eau douce provoque l’infiltration de l’eau de mer sâlée à l’intérieure des terres. Les eaux salées " contaminent " alors les eaux douces, le mélange se transforme en eau saumâtre et forme de la vase. Parfois le mélange ne se transforme pas en vase, mais l’eau salée entraîne une degradation des sols et vient contaminer l’eau douce. L’eau n’est alors plus potable et le traitement pour enlever le sel de l’eau est très coûteux.
Sommaire
- L’eau dans le monde, une richesse mal répartie
- Le saviez-vous? L'eau en quelques chiffres...
- L'eau, une source de conflits
- Agir personnelement
- Les politiques de l'eau
- La pollution de l’eau et les problèmes environnementaux
- La pollution de l’eau et les problèmes environnementaux
- La gestion des eaux en Belgique









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