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La catastrophe de Tchernobyl

De tous les accidents nucléaires survenus jusqu’à aujourd’hui, celui de Tchernobyl, le 26 avril 1986, en ex-URSS est le plus marquant en raison de sa gravité. L’accident s’est produit alors que les opérateurs de la centrale nucléaire effectuaient un test sur un système de contrôle électrique de l’un des réacteurs.

Incompétence, systèmes de sécurités désactivés, réacteurs fonctionnant dans des conditions instables, ... voici, en bref, les défaillances humaines et techniques responsables du triste accident survenu à Tchernobyl en 1986.

Ce matin là, dans la centrale nucléaire de Tchernobyl, l’équipe en place décide de vérifier l’état du système électrique de l’un des réacteurs. La procédure qui consiste à altérer la puissance du réacteur, ne se déroule pas comme prévu et entraîne une soudaine hausse d’électricité. Le système de fermeture d’urgence du réacteur ne se déclenche pas et empêche une bonne évacuation de la chaleur.

L’accident est inévitable et le combustible nucléaire se met à fondre, provocant une explosion de vapeur et l’incendie d’une partie du réacteur. Même si l’incendie des bâtiments est maîtrisé dans la matinée, le cœur du réacteur continue de brûler, rejetant des produits radioactifs dans l’environnement durant près de dix jours.

Le site est évacué

Les gens sont alors évacués de la ville et des alentours. On leur dit que cette évacuation n’est que temporaire (2 ou 3 jours). Elle sera définitive. Au total, 110 000 personnes doivent abandonner leurs maisons et leurs villages.

Durant les premiers jours qui suivent la catastrophe, des hélicoptères bouchent le trou du réacteur en y lançant du plomb et des sacs de sable. Entre 1986 et 1991, des centaines de milliers de jeunes soviétiques sont envoyés pour nettoyer le site.

Les conséquences de l'accident

L'accident se classe au niveau 7, soit le niveau de danger maximal de l’échelle internationale des événements nucléaires (INES). Mais les conséquences réelles de l'accident suscitent encore aujourd'hui des débats. Pour preuve, les bilans ne s’accordent pas quant au nombre de morts causés pas la catastrophe : certains parlent de quelques milliers de morts, d’autres de dizaines de milliers voire plus.

Il en va de même pour les conséquences sur la santé. Greenpeace juge la catastrophe responsable de leucémies, de cancers, de maladies respiratoires et cardiaques, d’infections de la thyroïde,... Alors que d’autres, comme certains défenseurs de l’industrie nucléaire minimisent les conséquences, avançant que la catastrophe a juste entraîné des leucémies chez les enfants, soignées avec succès.

Quoi qu’il en soit, des doses de radiation se sont retrouvées dans l’environnement, touchant d’abord dangereusement les membres des équipes d’intervention d’urgence et du personnel de la centrale présents sur le site durant les premiers jours de l’accident. Mais le nuage radioactif ne s'est pas limité pas aux alentours du site (Biélorussie, Russie et Ukraine), il s'est répandu dans toute l’Europe. On attribue d'ailleurs certains cancers de la thyroïde en Europe à la catastrophe de Tchernobyl.

Et aujourd’hui

Aujourd’hui, la centrale de Tchernobyl est toujours à l’abandon. Les habitants de la région semblent s’être adaptés mais consomment toujours des aliments contaminés. Au niveau de l’environnement, les eaux et les poissons ont été contaminés par des substances radioactives.  Une hausse de la mortalité ainsi qu’une baisse de la reproduction ont été observées et l’on signale encore actuellement quelques anomalies génétiques dans les plantes et les animaux. Actuellement, près de 9 millions de personnes résident toujours dans des régions considérées comme "durablement contaminées" par les substances radioactives émises lors de l’accident de Tchernobyl.

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