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Pourquoi la charia effraye…
En arabe, "charia" signifie "le fil conducteur dans la vie"…
Depuis les révolutions du jasmin, le monde arabe est en plein chamboulement. Mais selon certains observateurs inquiets, il n’évolue pas forcément vers la démocratie. Les élections en Tunisie (le 23 octobre 2011) ont été remportées par le parti islamiste Ennhada. En Lybie, suite à la mort de Khadafi, la charia a été instaurée comme fondation de la nouvelle législation du pays. Mais qu’est-ce que la charia ? Pourquoi les partis islamistes inquiètent-ils? Espace-citoyen tente une définition…
La charia est la loi islamique ou loi coranique. C’est un code de conduite, un ensemble de règles, de droits et d’interdits issus de la tradition musulmane. En arabe, "charia" signifie "le fil conducteur dans la vie". Elle dicte ses règles tant aux individus qu’à la société entière. Elle régit également la vie religieuse, en imposant cinq rituels à accomplir dans une vie religieuse (profession de foi, les prières, le jeûne, l’aumône légale et le pèlerinage à la Mecque). La loi islamique découle du Coran et de la sunna (la parole du prophète Mohammad).
A l’heure actuelle, certains révolutionnaires qui se sont battus pour la démocratie craignent de faire un pas en arrière si des partis islamistes (se basant sur la charia pour définir les lois) venaient à s’installer au pouvoir. La charia les inquiète. Entre autre parce qu’elle prévoit des châtiments très fort en cas de manquement à certaines règles. Ces châtiments, qui vont à l’encontre des droits de l’homme, sont appliqués avec plus ou moins de rigueur selon certains pays musulmans. La charia effraie également les femmes car elle ne leur accorde pas les mêmes droits qu’aux hommes notamment en matière de vie affective ou de tenue vestimentaire.
Alors faut-il craindre pour l’avenir des pays arabes qui se sont débarrassé de leur dictateur ? Pour l’instant, rien ne dit que l’espoir de vivre en démocratie est perdu. Si la charia peut paraître effrayante pour certains, c’est plus la manière dont on l’applique qu’il faut craindre. Car tous les partis islamistes ont leur propre interprétation de la charia.
Si en Lybie le Conseil national de transition a déclaré la charia comme « loi essentiel », en Tunisie l’heure est à la formation d’une assemblée constituante. Celle-ci devra rédiger une nouvelle constitution et former un exécutif (sorte de gouvernement de transition) jusqu’aux prochaines élections générales. Le parti islamiste Ennhada, vainqueur des élections, rassure en affirmant vouloir s’allier avec les autres partis vainqueurs (des partis de gauche). Reste à voir le fruit d’une alliance entre ces partis.
Sommaire
- Quelques notions de base…
- Révolution arabe, pourquoi?
- Peut-on envisager qu’un gouvernement coupe internet en Belgique?
- Les pays qui se sont inspirés de la révolte tunisienne
- Quelques révolutions marquantes de l’histoire
- La situation en Tunisie
- La situation au Yemen
- La situation en Algérie
- La situation en Egypte
- La situation en Libye
- La situation en Syrie
- La situation au Barheïn
- Pourquoi la charia effraye…









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