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Composter selon l'asbl Worms

Composter selon l'asbl Worms

Nous avons rencontré Bertrand qui travaille pour l’asbl Worms. Cette association prône la valorisation des déchets organiques. Ils sensibilisent le public à la gestion des déchets, aident à la création de compost, informent et soutiennent tout projet de valorisation de ces déchets (qui sont, la plupart du temps, malheureusement incinérés).

Que donnez-vous comme conseils aux festivaliers ?

On essaye de les aider à mettre en place un système de compostière quand ils ont un jardin. S’ils n’ont pas de jardin, on leur propose le vermicompostage. C’est une technique d’appartement. Aujourd’hui, il n’y a plus d’excuses pour ne pas faire de compostage !

Il existe aussi  des composts de quartier qui se développent de plus en plus à Bruxelles. C’est des projets citoyens menés par des habitants qui vont installer des compostières à plus grande échelle. Tous les habitants du quartier sont invités à y apporter leurs déchets organiques. C’est donc géré par les gens du quartier pour les gens du quartier. (Si vous habitez Bruxelles, cliquez ici pour découvrir où se trouvent les composts dans votre quartier).

Donc c’est possible de faire un compost quand on habite dans un appartement ? Comment ça marche ?

Oui. C’est un système avec 3 bacs. Un bac qui récupère tout le jus qui s’écoule du compost. Un bac juste au-dessus qui va contenir la matière et des vers de terre. C’est très important en fait les vers de terre. On va les mettre nous-mêmes dans le bac et on alimente de déchets organiques au-dessus. Les vers de terre vont décomposer toute cette matière et la transformer en vermicompost. C’est un compost encore plus riche que le compost de jardin. Ensuite, un troisième bac va servir à la migration. Les vers vont passer d’un bac à l’autre.

Et par rapport à la thématique du village associatif sur le festival  c’est quoi votre vision à vous de la citoyenneté ?

Pour moi, faire le compostage, c’est un acte citoyen. Il faut prendre des initiatives soi-même et ne pas attendre qu’on nous pousse à le faire. Ici, on a installé une compostière collective de quartier le temps du festival pour pousser les gens à faire un acte citoyen, à participer à un projet collectif. On veut que les gens se rendent compte que tout le monde peut mener ce genre de projet chez soi.

A Bruxelles, il y a beaucoup de gens qui font leur compost ?

De plus en plus, ça augmente chaque année. Pour le moment, il y a une trentaine de compost de quartier et une dizaine par an qui naissent.

Pourquoi c’est important de composter ?

Actuellement à Bruxelles, tous les déchets organiques que vous mettez dans les sacs blancs partent à l’incinérateur. C’est de la matière organique qui disparaît pour nos sols. Et donc on va avoir besoin de substituts pour remplacer cette matière et on va utiliser des produits néfastes pour l’environnement comme des engrais chimiques.

L’idée première, en tout cas pour nous qui vivons dans les grandes villes, c’est d’éviter l‘incinération des déchets et de permettre à la matière organique d’être valorisée, de retourner au sol quoi. On n’arrête pas d’appauvrir les sols. Composter, cela ne va peut-être pas résoudre les problèmes d’agriculture mais cela conscientise les gens dans les villes à ces problèmes-là. Préserver la biodiversité et être attentif à la vie du sol, c’est la clé si on veut garder nos sols sains.

Plus d'infos : http://www.wormsasbl.org/

Photographie : Julien Forthomme

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