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FIAN, une ong qui défend le droit à l'alimentation

Nous avons rencontré Claire qui est permanente chez FIAN. C’est une ONG qui défend les droits de l’homme et particulièrement le droit à l’alimentation.
Qu’est-ce que vous proposez comme pistes pour les festivaliers ?
On a une pétition sur un cas en Inde que les gens peuvent signer. Cela concerne un projet d’expansion d’une exploitation minière qui met en danger la souveraineté alimentaire des villageois parce que ce sont leurs terres qui sont concernées et ils pratiquent de l’agriculture de subsistance.
Et puis, on a des petites cartes intitulées « Le saviez-vous ?» avec des informations concernant le droit à l’alimentation qui dénoncent une fatalité. On demande aux festivaliers d’écrire leur alternative et après ils peuvent découvrir la solution proposée par notre ong FIAN.
Qu’est-ce qui est écrit par exemple sur ces cartes ?
Par exemple, « saviez-vous que, depuis 1960, les dépenses globales pour les importations de pesticides ont augmenté de 1000% ? » L’alternative que FIAN propose est d’acheter des produits de l’agriculture agro-écologique, donc qui n’utilisent pas de pesticides.
Où peut-on trouver les produits de l’agriculture agro-écologique ?
Peut-être pas dans les supermarchés mais dans des petits magasins qui sont un peu plus axés sur l’agriculture biologique et le respect de l’environnement.
Pouvez-vous m’expliquer ce qu’on trouve sur vos pancartes ici ?
C’est différentes pancartes pédagogiques qu’on utilise souvent dans les écoles. Par exemple ici, c’est une pancarte sur les bananes qui explique à qui profite finalement le commerce des bananes. Et donc, on analyse toute la chaine alimentaire de la production jusqu’à l’achat dans les magasins par le consommateur.
On explique que finalement l’agriculteur qui cultive ses bananes ne reçoit que 1 % du prix. La prochaine étape dans la chaine alimentaire est le propriétaire de la plantation car tous les agriculteurs ne sont pas toujours propriétaires des terres qu’ils cultivent. Lui, il reçoit 3 %. Après, les bananes sont transportées d’Afrique jusqu’en Belgique. Donc là, il faut 10 % du prix pour l’exportation et 15 % pour le transport. La dernière étape, ce sont les supermarchés qui eux reçoivent 40 % du prix global. Cela montre bien le problème et les limites du système. Parce que ça devrait plutôt être 40 % pour le producteur et peut-être le propriétaire des plantations et beaucoup moins pour les supermarchés. On voit aussi que 23 % du prix part pour les taxes et les licences. Cela nous montre l’absurdité et le problème de notre système alimentaire.
Pour plus d'infos sur cette ONG, survez sur leur site internet : http://www.fian.org/
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