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Court-Circuit asbl : "A l'heure actuelle, avec internet et le nombre de groupes qui se créent, la diversité musicale n'est absolument pas en danger"

Espace-citoyen.net a rencontré David Dehard, coordinateur de l’asbl Court-Circuit et plus précisément du réseau Club Plasma dont l’asbl est chargée de la promotion. Puisque Court Circuit a pour but de soutenir les artistes belges et de faire le relais de qui se passe dans le milieu de la musique en Belgique, l’équipe d’Espace-Citoyen a voulu en savoir un peu plus sur l’asbl et obtenir leur point de vue sur la thématique.
Espace-Citoyen : Est-ce que tu peux me parler de l’asbl Court-Circuit ? C’est quoi ?
David : L’asbl Court-Circuit a été fondée au milieu des années 90. On a d’abord eu des projets orientés autour de la promotion artistique. Pour développer les artistes, l’idée a été d’organiser des concours, d’accompagner les artistes et de les aider à trouver des dates de concert. Le premier projet qu’on a développé était le Concours Circuit. Par la suite, on a développé la Boutik Rock pour les artistes déjà reconnus qui veulent se faire connaître auprès d’un public professionnel. Plus récemment, on a développé Pure Démo avec une chaine de radio bien connue ! Pure démo, c’est plutôt un concours basé sur les démos et non plus sur la scène comme les deux autres projets. Et alors en 2000, on a décidé de faire la promotion des organisateurs de concert et des salles de concert en particulier avec le réseau Club Plasma qu’on a étendu cette année aux festivals avec le Circuit des festivals.
E-C : Justement en parlant de festival, qu’est-ce que vous faites ici à Esperanzah ! ?
David : Ici à Esperanzah !, on représente l’ensemble des festivals wallons. En tout cas, une bonne partie des festivals qui nous ont contactés. Nous sommes ici pour parler d’eux, les faire connaître et notamment, dans le cadre de cette thématique de la diversité musicale.
E-C : Est-ce que vous pensez que la diversité musicale est en danger aujourd’hui ?
David : Non actuellement pas. Il y a eu beaucoup d’illusions à ce sujet pour la simple et bonne raison qu’on a assisté à une éclosion des musiques de masse dans les années 80 et que ce sont presque uniquement que des grands artistes qu’on a retrouvés sur les chaines radio. Mais à l’heure actuelle, avec internet, avec le nombre de groupes qui se créent et qui développent eux-mêmes leur propre label et qui font des disques, il y a une offre de plus en plus importante et le public a accès à des projets musicaux beaucoup plus nombreux qu’auparavant. Et donc la diversité n’est absolument pas en danger. Par contre, il faut susciter la curiosité du public pour qu’il puisse découvrir de nouvelles choses. Mais de nouvelles choses, ça il y en a… Il n’y a pas de doutes là-dessus.
E-C : Et susciter la curiosité du public, ça fait aussi partie de votre travail ?
David : Tout à fait. Les artistes ont le savoir-faire et nous on doit le faire savoir on va dire ! On est là seulement pour faire connaître les artistes qui sont passés par différents outils qu’on a mis à leur disposition comme les différents concours. On s’est rendu compte par les différents organisateurs qui nous contactaient que chacun avait une ligne artistique très précise avec des créneaux qu’on ne connaît pas forcément que ce soit de la chanson française, de l’underground pur, du punk, du jazz ou du hip-hop. Nous on est là pour faire le relais et finalement dire : « regardez, il y a des gars qui organisent des festivals, ils ont chacun un style bien particulier à vous proposer, allez les découvrir… ». Finalement l’idéal c’est que chaque personne vraiment intéressée par un style musical le fasse découvrir. Et nous, on est vraiment ici comme intermédiaire.
Sommaire
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