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Dan Miller : «Le média le plus important est Internet»

Dan Miller est musicien et chanteur de la scène folk belge. Il dirige également l'agence de booking et le label «A song A place».
Dans cette interview, il nous parle de son label et nous donne son point de vue par rapport au téléchargement illégal.
Espace-Citoyen : Quel est la particularité de votre label «A song A Place» ?
Dan Miller : C’est un label assez récent qui essaie de défendre un créneau folk par la programmation d’artistes anglo-saxons. Pour l’instant, le label comprend des artistes belges, français et hollandais. Le siège du label se situe à Bruxelles, en Belgique.
E-C : Comment le label soutient-il les artistes ?
D. M. : Le label s’occupe de l’artiste afin de lui offrir un cadre promotionnel intéressant. Pour cela, le label a recours aux flyers et à internet. Pour la promotion sur internet, le label propose aux artistes de réaliser des clips vidéo qui pourront être visibles sur le net.
En ce moment, on travaille beaucoup sur le booking, la recherche de concerts. On essaie aussi d’exporter un maximum d’artistes sous le label et l’agence de booking sur et en dehors de Bruxelles.
E-C : Comment vous êtes-vous adapté aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (N.T.I.C) ?
D. M. : Aujourd’hui, le média le plus important est Internet. A l’aide de notre graphiste, nous avons pu constituer notre site internet www.asongaplace.be. Sur ce site, on peut visualiser les vidéos des artistes et écouter des extraits de leurs chansons. On retrouve aussi des renseignements sur les artistes comme des biographies et des liens vers leurs sites personnels.
De plus, notre site constitue une continuité par rapport au réseau communautaire Myspace. D’une part, Myspace permet aux musiciens d’entrer en contact les uns avec les autres. D’autre part, il permet aux labels de communiquer avec certains artistes. A partir d’une écoute, si la chanson nous plaît, on envoie un mail à l’artiste. Par ce moyen, nous avons pu réaliser certaines collaborations avec les artistes de notre label «A song A place».
E-C : Le téléchargement illégal vous porte-t-il préjudice?
D. M. : Actuellement, en raison de la taille assez modeste du label et de l’agence de booking, le téléchargement illégal ne nous pose pas vraiment de problèmes. Par contre, pour les artistes et les labels un peu plus connus, ça peut porter préjudice. En effet, le seul moyen pour le label et les artistes de gagner de l’argent est de bénéficier des droits d’auteur. L’artiste empoche la majeure partie des droits d’auteur pour sa musique. Le label perçoit un petit pourcentage des droits d’auteur sur chaque chanson de chaque artiste. De cette façon, le label est rémunéré pour le travail qu’il fournit auprès de l’artiste.
E-C : Est-ce un choix de ne pas proposer de téléchargement payant ou gratuit sur votre site internet ?
D. M. : Oui, c’est un choix délibéré d’empêcher le téléchargement des titres disponibles sur le site. C’est une façon d’inviter les personnes à venir acheter les cd en magasin ou lors des concerts. Si le téléchargement était autorisé sur notre site, le public n’irait pas sur iTunes ou dans les magasins pour acheter les albums. En effet, les gens disposeraient des albums chez eux et de ce fait, ils les mettraient directement sur leur iPod, Mp3,…
Dans l’avenir, on aimerait créer une plateforme de téléchargements payants comme iTunes pour vendre la musique des artistes. Pour l’instant, il est trop tôt car le label existe seulement depuis 2 mois.
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