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Les solutions

A notre époque, les acteurs de l’industrie culturelle subissent de plein fouet les effets de la concurrence d’Internet. Le secteur musical est le plus touché car 95% des téléchargements du web sont illégaux et les CD ne se vendent plus bien. Pour faire face à ce problème, les  maisons de disques, les artistes et autres professionnels de la musique ont  adopté de nouveaux comportements. En voici quelques exemples...

La vente en ligne

Suite au succès des logiciels d'échanges de fichiers musicaux en ligne et à la baisse des vente de CD, l’industrie du disque a été forcée de s’adapter aux nouvelles technologies. Elle s’est donc mise à la page en mettant au point des systèmes de vente en ligne. Plusieurs sites internet de téléchargement ont vu le jour pour permettre la vente légale de fichiers musicaux numériques. De cette manière, les maisons de disques et les artistes continuent à être rémunés pour leur travail en vendant leur production musicale via internet.

Le plus connu de ces sites est l’iTunes store. Au niveau mondial, les ventes de musiques sous format numérique représentent 27 % des recettes du marché de la musique. L'avantage pour les artistes est qu'en vendant leurs albums sur le net, ils ne doivent pas payer les coûts de distribution ou même de diffusion de leur album.

Les investissements publicitaires des maisons de disques

En France, au cours de l’année 2009, Yacast, opérateur français de diffusion de contenus sur Internet, a communiqué un rapport détaillé sur les investissements publicitaires des maisons de disques en télévision et en radio.

Chaque maison de disques adopte des stratégies différentes en ce qui concerne la publicité dans les médias. De 2003 à 2009, Sony a baissé de 13% les budgets consacrés au marketing en radio et a réduit de moitié ses investissements en télévision. EMI a, quant à elle, vu ses budgets consacrés à la publicité chuter d’environ 40% sur chacun des deux médias. Par contre, Warner et Universal Music ont renforcé leur présence dans les médias et plus particulièrement en télévision. Désormais, les deux maisons de disques représentent à elles seules 70% des budgets investis en télévision et 50% en radio.

 Les internautes-producteurs : un autre moyen de profiter d’internet

Le succès du numérique et la baisse de vente des CDs ne profitent pas aux jeunes artistes qui rencontrent de plus en plus de difficultés à trouver un soutient auprès des maisons de disques. Les labels indépendants peinent à se frayer une place parmi les majors et à promouvoir les jeunes artistes.

Afin d’aider les artistes à sortir leur album, une nouvelle initiative est née : les "internautes - producteurs"... Les internautes peuvent devenir producteur et investir eux-mêmes de l’argent dans le projet des artistes de leur choix. Si l’artiste récolte la somme nécessaire, il pourra enregistrer son album et par la même occasion, lancer sa carrière. Cela a été rendu possible grâce à la création de nouveaux sites communautaires spécialisés dans la production d‘artistes comme Akamusic et Mymajorcompany. L’objectif de ces sites est de réunir artistes, internautes et professionnels de la musique autour d’un projet commun. Grâce à MyMajorCompany, le chanteur Grégoire a pu, par exemple, récolter 70 000 euros pour l’enregistrement de son premier album "Toi + Moi" .  En 2009, il est devenu disque de diamant et a remporté la première place des ventes d'albums en France.

 Les artistes et internet

Face à la crise du disque, les artistes eux-mêmes se sont emparés d’internet afin de l’utiliser à leur meilleur profit. Actuellement, les artistes ont développé différentes manières d’utiliser Internet.

Grâce à Internet, les artistes peuvent plus facilement diffuser et promouvoir leur musique. De cette manière, ils peuvent atteindre un plus large public et en quelques sortes économiser de l'argent car ils n'ont pas besoin de passer par des structures pour cela.

D’autres artistes parviennent à se faire connaitre en créant un buzz. On pense notamment au rappeur français Kamini qui s’est fait connaitre en 2006 grâce à son clip « Marly-Gomont » qu'il avait posté sur Youtube et qui se moquait de la vie à la campagne. Grâce à leur succès, ces artistes espèrent signer un contrat avec une maison de disques. 

D’autres artistes encore permettent aux internautes de télécharger gratuitement leur musique sur leur site. Par ce moyen, ils espèrent vendre plus facilement les produits dérivés (t-shirt, sonnerie de téléphone, affiches,...) et attirer les gens vers leurs concerts. Si Internet permet de percer dans le milieu,  il n’offre, par contre, pas de garantie en termes de revenus.

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