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Quand le monde crie famine...

« L’agriculture mondiale a aujourd’hui la capacité de nourrir 12 milliards d’êtres humains. Dans ces conditions, on peut dire que chaque enfant qui meurt de faim est en réalité assassiné »[1].
Alors qu’il existe sur terre suffisamment de ressources pour nourrir 12 milliards de personnes, 854 millions d’individus souffrent de la famine. Principalement les pays du Sud, alors que ce sont eux qui nourrissent la planète. Trouver des solutions pour résoudre cette situation alarmante et inacceptable est l’un des défis majeurs de ce 21e siècle.
Les Objectifs du Millénaire: réduire la pauvreté et la faim dans le monde
Les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) sont issus de la Déclaration du Millénaire. Rédigée lors de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2000, cette Déclaration établit l’ordre du jour international des grandes questions à traiter au cours du 21e siècle. Elle récapitule les huit objectifs que les 191 pays membres de l’ONU se sont fixés afin de combattre les grands fléaux de notre temps (pauvreté, famine, santé, environnement, etc.).
Idéalement, ces objectifs devraient être atteints d’ici 2015. Le 1er de ces objectifs prévoit de réduire de moitié la pauvreté et le nombre de personnes qui souffrent de la faim dans le monde. Pour cela, il faudrait que le chiffre des victimes de la famine diminue de 31 millions chaque année. Or, depuis les années 1990, on constate que ce nombre ne dépasse pas les 3 millions par an.
Sous-alimentation et malnutrition
Une personne est sous-alimentée lorsqu’elle absorbe moins de 2500 calories par jour et que cette situation est permanente dans le temps. Ce phénomène de sous-alimentation chronique touche principalement les pays d’Asie du Sud et d’Afrique. Mais pas uniquement. En effet, dans les pays industrialisés, pas moins de 9 millions d’individus sont sous-alimentés.
La sous-alimentation est intrinsèquement liée au problème de la malnutrition, qui se manifeste par un manque d’accès à une nourriture de qualité, et des carences en vitamines et protéines. En ce début de 21e siècle, environs deux milliards d’individus souffrent de malnutrition. Et chaque jour, 25.000 personnes meurent des conséquences de la famine.
Les crises alimentaires
En 2005, selon la FAO (l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation), 34 pays étaient confrontés à de fortes crises alimentaires. Les causes d’une pénurie alimentaire sont variées. Parmi ces causes, il y a bien sûr les guerres civiles, qui bouleversent l’agriculture vivrière et contraignent les familles à l’exode. Ces familles déplacées ont dès lors plus de difficultés à trouver de la nourriture. Parfois, ce sont les militaires eux-mêmes qui coupent les sources d’approvisionnement pour faire pression sur la population.
Des pandémies comme le sida sont aussi un facteur de pénurie. Car les personnes sont très affaiblies par la maladie et n’ont plus la force de cultiver leur terrain. En outre, dans de nombreux pays, les mauvaises conditions météorologiques ou les invasions d’insectes affectent durablement les récoltes.
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[1] Jean Ziegler, Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation
Sommaire
- La souveraineté alimentaire : de quoi s'agit-il ?
- La souveraineté alimentaire, ce n'est pas...
- Les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement
- Quand le monde crie famine...
- Quand le Nord concurrence le Sud
- Le secteur agricole
- Où vont les céréales?
- Christian Panneels : « Il faut redoubler d’efforts »
- Thierry Kesteloot « La souveraineté alimentaire ne concerne pas uniquement les pays du Sud"
- Thierry Kesteloot : « La souveraineté alimentaire permet de dépasser les conflits d'intérêts"
- Virginie Pisoort : « chaque jour, 17.000 enfants meurent des suites de la faim"
- Espace-citoyen sur "Quand les jeunes s'en mêlent"
- Les associations pour la souveraineté alimentaire









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