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Mondialisation, délocalisation et travail décent
La mondialisation a des répercutions importantes sur le marché du travail et sur les relations que les travailleurs entretiennent entre eux. Plutôt qu’une concurrence effrénée, c’est la solidarité entre travailleurs du monde entier qu’il faut renforcer.
Au départ, la mondialisation
La mondialisation (ou globalisation) désigne un phénomène d’ouverture des marchés et des économies nationales à l’ensemble de la planète. Amorcée au 16è siècle, la mondialisation touche à présent de nombreux secteurs, comme l’économie ou la culture. Elle a pris son essor notamment grâce au développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, qui facilitent les échanges à l’échelle mondiale.
Pour certains, la mondialisation est très positive car elle permet aux hommes du monde entier d’échanger des biens et des services ou de communiquer. Pour d’autres par contre, elle est synonyme d’injustice et d’exclusion, car elle bénéficie surtout aux riches et aux multinationales, qui sont les premiers à profiter des gains de la production.
Les grandes mutations sur le marché du travail
Cette mondialisation entraîne d’importants changements sur le marché du travail. Tout d’abord, la libéralisation commerciale et financière engendre la naissance de nombreuses firmes transnationales. Ces firmes accordent parfois plus d’importance aux profits des actionnaires qu’au salaire et aux conditions de travail de leurs employés.
Ensuite, la mondialisation permet un nouvel apport de main d’oeuvre, grâce notamment à l’ouverture en 1990 des pays de l’ex-URSS mais aussi de l’entrée sur la scène mondiale de pays comme la Chine et l’Inde. Ce qui fait qu’il y a aujourd’hui beaucoup plus de travailleurs à bas salaires sur le marché de l’emploi.
Enfin, le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) provoque de nombreux bouleversements dans la manière de travailler. Cette modification dans la gestion de la production, la distribution ou les échanges entraîne des inégalités entre les travailleurs.
Délocalisations et « course vers le bas »
Les firmes transnationales recherchent avant tout le profit. Pour cela, elles choisissent de s’implanter dans les pays où les salaires sont très bas, où les travailleurs sont peu au courant de leurs droits et où la protection de l’environnement n’est pas une priorité. On appelle ce phénomène la délocalisation. De nombreux pays vont donc se rendre « avantageux » pour les investisseurs afin de les attirer chez eux. Ce qui entraîne une « course vers le bas », dans laquelle le gagnant est celui qui offre tout, en ne demandant rien ou presque.
Concurrence entre travailleurs ?
Pour certains syndicats ou mouvements sociaux, la concurrence entre les travailleurs peut être évitée. En effet, la « course vers le bas » induite par les entreprises capitalistes fait croire que les travailleurs du Nord sont en concurrence directe avec les travailleurs du Sud et de l’Est, réputés moins chers et moins revendicateurs.
En fait, la menace réelle se situe davantage au niveau des délocalisations Nord-Nord ou Sud-Sud. En effet, pour éviter de voir leur firme délocalisée dans un pays du Sud ou de l’Est, certains travailleurs du Nord sont prêts à diminuer leur salaire et mettre de côté leurs droits. Ce qui entraîne une forme de dumping social qui oblige les autres pays du Nord à s’aligner. Pourtant, lutter pour le travail décent nécessite une solidarité renforcée entre les travailleurs du monde entier.









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