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Sur les traces du SIDA
C’est en 1980, aux Etats-Unis, à Los Angeles, qu’un médecin, le docteur Michael Gotltieb découvre trois patients homosexuels présentant les mêmes symptômes d’une maladie jusque là inconnue.
On a alors donné plusieurs noms à la maladie, dont celle de gay syndrome car elle fût au départ découverte chez les homosexuels. À ce moment là, on ne parlait pas encore de SIDA.
De nombreux cas dans la communauté gay
En 1981, alors que ses trois patients sont décédés, le docteur Gottlieb décide d’envoyer le dossier au centre de contrôle des maladies d'Atlanta qui diffuse la nouvelle dans tous les Etats-Unis. Ce qui permet de recenser 31 nouveaux cas en moins de 15 jours, toujours dans la communauté homosexuelle.
En juin 1981, un cas est découvert en France à l’hôpital Claude Bernard de Paris. Le patient est également homosexuel.
Les premières études montrent que cette maladie, jusque là inconnue, se transmet par voie sexuelle et sanguine et qu’elle ne touche que les homosexuels.
Un nouveau cas qui pose question
Néanmoins, en avril 1982, à Denvers, un père de famille de 59 ans est atteint par la maladie. Il n’est ni homosexuel, ni toxicomane mais a la particularité d’être hémophile. Cela signifie que son sang ne coagule pas normalement, et qu’il a besoin de transfusions sanguines régulièrement. Ce serait donc lors d’une transfusion qu’il aurait contracté le SIDA. Ce cas a permis de comprendre comment se propage la maladie et de conclure qu’elle ne touche pas que les homosexuels.
Des progrès…
En mai 1983, le Professeur Luc Montagnier et son équipe arrivent à isoler pour la première fois l’agent responsable du virus du SIDA et dépose à cet effet une demande de brevet pour un test de dépistage du SIDA. À partir de ce moment, la maladie est identifiée et on peut commencer à faire des tests de dépistage pour les personnes qui le désirent.
Le berceau africain de la maladie
Mais de nouveaux indices apparaissent et semblent prouver que la maladie est née en Afrique et que le centre de l’épidémie se situe au nord-est du Zaïre, l’actuelle République Démocratique du Congo. En effet, des échantillons de sang conservés depuis les années 50 et 60 ont été examinés et prouvent l’existence de la maladie à cette époque au Zaïre. Depuis, de nouveaux échantillons découverts laissent penser que la maladie existait même bien avant ça, déjà au 19ième siècle, mais sous d’autres formes.
À partir de là, l’origine de la maladie n’est plus localisée dans la communauté homosexuelle, mais bien sur le continent noir. La plupart des pays africains sont passés au peigne fin, et on découvre que la maladie s’est déjà répandue sur tout le continent.
Un chimpanzé atteint du SIDA ?
Quelques années plus tard, en 1989, les chercheurs ont découvert un virus semblable chez les chimpanzés, le VHS, Virus d'Immunodéficience du Singe. Ce virus est considéré par certains comme le précurseur immédiat du VIH.
En 2006, le chimpanzé Pan troglodytes est formellement identifié comme le réservoir naturel du VIH-1. Le virus aurait été transmis à l’homme lors d’un contact entre le sang du singe et celui de l’homme, suite à une morsure de l’animal lors de la chasse.
Maintenant, les recherches doivent déterminer pourquoi ce chimpanzé ne se trouvait pas là où les premiers cas de la maladie humaine ont été découverts. Et quand et pourquoi le virus s’est-il développé.
Sommaire
- Être séropositif ne veut pas dire avoir le SIDA
- Sur les traces du SIDA
- Le SIDA, une maladie qui ne se guérit toujours pas
- Comment lutter contre la propagation du SIDA ?
- SIDA et traitement : comment se soigner ?
- Des chiffres qui parlent
- L’OMS et la lutte contre le SIDA
- Sida et mythes
- Témoignage d’Aalya, 21 ans
- Benoît, 38 ans, témoigne
- Angélique, 47 ans témoigne









Commentaires (1)
De Félix,
15 décembre 2009 à 12h03
Merci pour ce dossier très complet et intéressant. Même si le SIDA n'est plus un sujet tabou (quoique...), il est flagrant de constater le peu de connaissance que l'on a à son propos. Je ne pensais pas trouver autant d'informations ici.