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Petit rappel historique...


Avant le 19è  siècle, le continent africain était encore méconnu et considéré comme un territoire sauvage par les pays européens. Le dernier grand mouvement de colonisation a ouvert de nouveaux horizons aux occidentaux, avec sa part de découvertes et de conflits.

Au 19è siècle, la révolution industrielle  change la face du monde occidental. Les grandes usines et le chemin de fer font leurs premiers pas. Le progrès devient une notion capitale dans la vie quotidienne. Dans ces conditions nouvelles, les Européens se considèrent privilégiés d’avoir accès à cette technologie.

Le paternalisme

Dans les pays européens, un courant de pensée s’impose petit à petit : le paternalisme. Selon ce mouvement, les plus forts ont le devoir d’aider les plus faibles, un peu comme un père pour ses enfants. C’est ainsi que les patrons commencent à envisager autrement les conditions de travail des ouvriers, dans le but -non avoué- d’augmenter la production.

Mais le paternalisme ne s’arrête pas là et les « pères » occidentaux estiment de leur devoir de répandre leur civilisation à d’autres régions inconnues ou méconnues du reste du monde pour qu’elles aussi puissent bénéficier de ses apports.

D’autres facteurs

Bien sûr, le paternalisme n’est pas le seul déclencheur de la vague colonisatrice du 19è siècle. Les possibilités commerciales offertes par la création d’un empire colonial sont évidentes grâce à l’exploitation des ressources disponibles sur certains territoires telles que l’or, le café ou le caoutchouc. Les matières premières produites sur ces nouvelles terres promettaient une fortune considérable à ceux qui parvenaient à s’en emparer.

Un autre facteur entre en jeu, celui de la lutte contre l’esclavage. En effet, à ce moment, l’esclavage commence à être décrié, et la traite des noirs entre dans l’illégalité. Une des motivations des colons est donc de permettre aux populations colonisées de rester parmi les leurs et ce malgré l’exploitation terrienne des occidentaux.

Une course aux territoires

Une course aux territoires considérés comme "sauvages" commence donc dès 1790, et se poursuit jusqu’au milieu de 20è siècle. L’Angleterre et la France furent les grandes gagnantes de cette course à la possession terrienne. A eux seuls, ces deux pays possédaient, au plus fort de leur gloire, la quasi-totalité de l’Afrique, l’Océanie, l’Inde et une partie de l’Asie et de l’Amérique de nord.

L’Empire colonial britannique

L’Angleterre avait déjà à ce moment-là un lourd passé colonial qui avait commencé au 15è siècle avec la conquête de l’Amérique du nord. A la fin du 18è siècle, après avoir accordé l’indépendance à ses colonies nord-américaines, la Grande Bretagne se tourna vers l’Océanie puis remonta vers l’Asie où elle développa l’empire des Indes qui s’étendait de Hong Kong jusqu’à la Malaisie en passant par l’Inde. La Grande Bretagne ne s’arrêta pas en si bonne route, et partit dès 1875 à la conquête du sud et de l’est du continent africain avec l'acquisition du canal de Suez.

L’Empire colonial français

L’expansion française commença plus tardivement que celle des Anglais, en raison d'une instabilité politique que traversait le pays dans ces années-là. Mais à partit des années 1830, la France, souhaitant contrebalancer l’influence de l’Angleterre, se lance elle aussi dans la colonisation de territoires de l’Afrique de l’ouest avec l’annexion, entre autres, de pays tels que le Maroc, la Tunisie, le Sénégal ou la Somalie.

Plus qu’un souvenir ?

L’expansion coloniale a certainement enrichit les pays du nord pendant près d’un siècle. Ce n’est qu’à partir de 1945 que la décolonisation  s’amorce. Aujourd’hui, les relations internationales sont toujours hantées par les traces d’un passé colonial qui a laissé un souvenir souvent mitigé, parfois même douloureux.

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