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Le stage d'attente

Le stage d'attente

Une fois les études finies, une "période d’attente"  ou "stage d’attente" commence pour le futur travailleur. Cette période dure entre 6 et 12 mois en fonction de l’âge. C’est seulement au terme de cette période d’attente qu’il pourra bénéficier d’allocations d’attente ou de chômage.

La période d’attente est une période de travail ou de recherche d’emploi du jeune qui vient de terminer ses études et qui s’est inscrit dans l’un des organismes régionaux de l’emploi (le Forem en Wallonie, Actiris en Région bruxelloise, le VDAB en Région flamande et l’ADG en Communauté germanophone).

La période d’attente commence au moment où la personne termine ses études et s’achève après 6, 9 ou 12 mois en fonction de son âge. C’est seulement au terme de cette période que la personne pourra faire valoir son droit aux allocations d’attente ou de chômage s’il est sans emploi.

Signalons qu’il n’est pas nécessaire, pour commencer le stage d’attente, d’avoir réussi ses études mais bien d’avoir suivi l’année scolaire jusqu’au 30 juin ou jusqu’à la fin des activités découlant du programme d’études (examens, stages, …).

Combien de temps dure la période d’attente ?

La période d’attente varie en fonction de l’âge de la personne :

  • 6 mois pour les moins de 18 ans
  • 9 mois entre 18 et 26 ans
  • 12 mois entre 26 et 30 ans

Pendant la période d’attente, le jeune est tenu d’être disponible sur le marché de l’emploi. S’il est dans l’incapacité de travailler parce qu’il est hospitalisé, emprisonné ou à l’étranger, la période d’attente peut être prolongée de quelques mois. De plus, le jeune diplômé qui travaille sous un contrat étudiant pendant les dernières vacances d’été verra également son stage d’attente prolongé de 3 mois.

Et s'il trouve du travail ?

On croit souvent que le jeune est obligé d’effectuer une période d’attente pendant laquelle il ne travaille pas avant de pouvoir toucher ses allocations d’attente. Mais contrairement à ce que les jeunes pensent souvent, si le jeune trouve un travail pendant les quelques mois de sa période d’attente, celle-ci ne s’arrête pas pour reprendre lorsque le contrat de travail se termine. Elle continue et s’achèvera après 6, 9 ou 12 mois, que l’on travaille ou pas. Ce qui est normal : pendant la période d’attente, le jeune doit rester actif dans sa démarche de recherche d’emploi. Et s’il en trouve, tant mieux pour lui ! Il ne doit pas être pénalisé par la suite si son contrat se termine après 13 mois…

Il ne s’agit pas de vacances !

Outre le fait de rester actif dans sa démarche de recherche d’emploii, le jeune a également d’autres obligations pendant cette période. Il doit, entre autres, pouvoir répondre à toute convocation de l’organisme de l’emploi auquel il est inscrit (Forem, Actiris, VDAB ou ADG) et l’avertir de tout changement de situation (changement d’adresse, signature d’un contrat de travail, etc.).

A la fin de la période d’attente

Une fois la période d’attente terminée, le jeune qui n’a pas trouvé de travail à temps plein peut introduire une demande d’allocation d’attente auprès de l’un des organismes de paiement suivant :

  • La CAPAC (Caisse Auxiliaire de Paiement des allocations de chômage)
  • La FGTB (Fédération Générale des Travailleurs de Belgique)
  • La CSC (Confédération des Syndicats Chrétiens)
  • La CGSLB (Centrale Générale des Syndicats Libéraux de Belgique).

L’organisme qui centralise tous les autres organismes compétents en matière de chômage est l’ONEM (Office National de l’Emploi).

Les allocations d’attente ne sont pas des allocations de chômage

Les allocations d’attente perçues par les jeunes n’ayant pas trouvé d’emploi à la fin de leur période d’attente ne sont pas des allocations de chômage. Ces dernières ne sont octroyées qu’aux personnes ayant déjà travaillé un certain temps et se calculent en fonction du salaire qui était alors celui du travailleur.

Et les allocations familiales ?

Le demandeur d’emploi continue de toucher, pendant le stage d’attente, des allocations familiales à condition qu’il n’ait pas plus de 25 ans et que ses revenus ne dépassent pas les 452,76€ par mois.

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