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Et la Belgique dans tout ça?

Le 10 mai 1940, l’Allemagne envahit la Belgique et ce malgré sa neutralité. Le pays est conquis en 18 jours et administré par les Allemands jusqu’en 1944. Mais que se passe-t-il dans notre plat pays durant ces quatre ans d’occupation ?
Le statut de neutralité
Lors de son indépendance en 1831, la Belgique s’est vue imposer un statut de neutralité par les grandes nations européennes. Ce statut de neutralité rend son territoire inviolable et lui impose de ne pas choisir de camp dans un conflit armé.
Cette position sera une première fois brisée par les Allemands qui cherchent à envahir la France lors de la première guerre mondiale. Après la première guerre, la Belgique ré-adopte ce statut de son plein gré, ce qui n’empêchera pas les armées d’Hitler d’attaquer le pays en 1940 et de poursuivre sa route vers la France.
L’organisation
Après l’invasion allemande, le Roi Léopold III, chef de l’armée, se considère comme prisonnier de guerre et est gardé au château de Laeken. Mais le gouvernement belge, mené par Hubert Pierlot, se réfugie à Londres.
Sous l’occupation allemande, les pays conquis sont utilisés comme sources de matériaux et de main d’œuvre pour le peuple allemand. La quasi totalité des ressources produites est donc complètement détournée au profit de l’Allemagne. Cette gestion du pays rend les conditions de vie très difficiles pour la population et le système de rationnement mis en place se révèle très insuffisant. Pour pallier ce manque, un marché noir se crée et permet à ceux qui le peuvent de trouver des rations supplémentaires. Un couvre-feu est également instauré et les portes et fenêtres des maisons doivent être occultées.
Dès le début de l'occupation, les hommes valides sont appelés à travailler volontairement pour l'Allemagne. En 1942, le travail obligatoire est instauré et des milliers de travailleurs belges sont envoyés en Allemagne. A ce moment là, ils sont nombreux à ne pas répondre à l'appel, les forçant à vivre dans l'illégalité.
Le rexisme
La Belgique de l’époque n’est pas épargnée par la collaboration et la montée des partis pro-nazis. En Wallonie, le parti Rex, dirigé par Léon Degrelle, se distingue et va collaborer activement. Ce parti extrémiste fourni des recrues aux allemands et propose aux Wallons de s’engager dans les forces armées de la Légion Wallonie, aux côtés des Allemands.
Les Flamands ne sont pas en reste et de nombreux mouvements de collaboration virent le jour en Flandres, encouragés par la politique d’Hitler qui se servit du conflit linguistique pour encourager les Flamands à se rallier à sa cause.
La résistance
S'il y a eut des collaborateurs à l'époque, il y a aussi eu des milliers de résistants en Belgique. Certains s’engagent dans la résistance armée, avec la création de multiples groupes comme les milices patriotiques et l’Armée secrète. Beaucoup d’autres s’engagent dans les services de renseignement, dans la presse clandestine ou encore dans la résistance civile.
Breendonk
En 1940, les Allemands utilisent le fort de Breendonk dans la province d’Anvers comme camp de transit pour les prisonniers vers les camps de concentration et d’extermination. Au total près de 3500 détenus y séjourneront dont 185 seront exécutés. D’autres y trouveront la mort en raison du travail forcé et de la malnutrition qui y sévissent.









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