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Ne pas confondre…
Savoir de quoi on parle, ce qui se cache derrière les mots est déjà un moyen pour reconnaître la violence et savoir la combattre. Ce n’est pas parce qu’on s’énerve sur sa petite sœur ou son grand frère qu’on est forcément violent. Par contre, si au terme d’une discussion animée ou d’un conflit, on en vient aux mains, là, il faut se poser certaines questions. Tant que ça ne se transforme pas en violence physique, exprimer une certaine agressivité, user de sa force de conviction pour convaincre l’autre, entrer en conflit parce qu’on n’est pas d’accord, ce n’est pas être violent.
Voilà pourquoi il est important de faire la distinction entre la violence et les notions telles que le conflit, la force et l’agressivité.
Le conflit
Il est au cœur de nos relations avec les autres. Le conflit fait partie du quotidien de chacun. Il survient lorsque les personnes en présence ne sont pas d’accord les unes avec les autres, que ce soit pour une broutille (un débat d’idées qui tourne au vinaigre) ou pour des questions plus importantes. Un conflit n’est pas toujours synonyme de violence. D’ailleurs, la plupart du temps, les individus parviennent à régler leur différend en parlant, en s’écoutant plus attentivement et en respectant l’avis de l'autre. Le conflit peut alors être perçu comme un moteur de changement, quelque chose qui permet d’avancer et d’améliorer la relation.
Il arrive cependant qu’à propos de certains sujets ou en fonction des personnes, la discussion ne soit plus possible. Les propos violents ou les coups peuvent surgir. La violence est alors le résultat d’un conflit mal géré.
La force
Il ne faut pas non plus confondre la violence et la force. Bien entendu, une personne douée d’une grande force physique et qui l’utilise contre son « adversaire » aura plus de chance de lui faire mal. Mais ce n’est pas parce qu’on est fort qu’on est violent. Il suffit pour cela d’observer les sportifs : le boxeur utilise ses poings sur le ring dans le cadre d’un combat, mais pas pour obtenir ce qu’il veut dans la vie de tous les jours. Dans le cas d’une bagarre, lorsque les coups pleuvent, la violence provient avant tout d’une force qui n’est pas maîtrisée.
L’agressivité
Chacun d’entre nous a une part plus ou moins importante d’agressivité en lui. Il s’agit d’un sentiment commun à tous les individus, qu’il convient de ne pas nier. De tout temps, les hommes et les femmes ont ressenti le besoin de défendre leur territoire, leurs enfants, leurs idées. Pour cela, ils ont usé et usent aujourd’hui encore d’une certaine dose d’agressivité. Celle-ci peut d’ailleurs être perçue de manière positive car elle permet à chacun de construire et d’affirmer sa personnalité, d’affronter ses peurs et de se dépasser. Par contre, l’agressivité peut être négative et destructrice pour l’individu lui-même et pour son entourage lorsqu’elle est mal canalisée, répétitive ou continuellement dirigée contre la même personne.
Et l’agression…
On parle d’agression lorsqu’une personne exprime son agressivité par un passage à l’acte violent. Il s’agit de mots et/ou de comportements qui portent atteinte physiquement ou psychologiquement à un individu. L’agression est généralement produite, consciemment ou non, dans le but de nuire à l’autre. C'est pourquoi elle est considérée comme une violence. Cependant, chacun d’entre nous à un seuil de tolérance différent et est plus ou moins sensible aux attaques verbales et physiques. De plus, la notion de ce qui est grave et inacceptable dans une société varie selon les époques, les pays et les cultures. Voilà pourquoi la preuve d’une agression est parfois difficile à établir.









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