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Monique Van Dieren : « La Journée sans crédit»
Monique Van Dieren, permanente communautaire des Equipes Populaires, nous explique l’origine de la Plate-forme Journée sans crédit et son mode de fonctionnement.
Comment est née la Plate-forme Journée sans crédit ?
« Les Equipes Populaires » (mouvement d’éducation permanente pour adultes en Communauté française) sont sensibles au fait que le crédit incite à la consommation, voire à la surconsommation, dans une société où de plus en plus de personnes n’ont pas les moyens de consommer autant. Lutter contre le crédit nous semblait un moyen efficace pour sensibiliser les individus à une consommation plus responsable. C’est comme ça qu’il y a quatre ans est née l’idée de la « Journée sans crédit ».
En 2006, nous avons trouvé intéressant d’élargir la « Journée sans crédit » à d’autres associations qui travaillent sur la prévention et le traitement du surendettement. Nous sommes à présent 12 associations (tant francophones que néerlandophones) à faire partie de cette plate-forme.
Pourquoi ce partenariat ?
Tout d’abord parce que la législation sur le crédit est une législation fédérale. Pour avoir des revendications et des actions de type plus politiques, il est plus intéressant de travailler avec des représentants des deux communautés linguistiques. Ensuite, parce que le fait d’être plus nombreux permet de toucher un public plus large et d’étendre nos actions. En 2006, nous avons donc collaboré avec ces 12 associations à la fois pour organiser une campagne de prévention pour tout public, mais également pour formuler des revendications communes en vue d’améliorer la législation belge en matière de crédit.
Il est important de préciser que nous ne remettons pas en cause l’utilité du crédit. Dans certains cas, le crédit peut être bénéfique. Mais nous cherchons à dénoncer les abus et à protéger le public contre les incitations au crédit facile.
Quand a lieu la "Journée sans crédit" ?
L’objectif principal de cette "Journée sans crédit" est de marquer symboliquement les esprits. La date choisie n’est pas neutre. La journée est toujours organisée le dernier samedi de novembre, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que c’est à cette période qu’à lieu la « Journée internationale sans achat ». Il s’agit d’une initiative qui a peu d’impact en Belgique, mais qui est très prisée dans les pays anglo-saxon ainsi qu’en France. Comme notre objectif est aussi de faire réfléchir à notre mode de consommation, cette période de l’année nous semblait pertinente. De plus, cela correspond également à l’approche des fêtes de fin d’années. Or, on sait que c’est un moment où les gens ont un peu une frénésie de consommation et sont très sollicités pour des cadeaux et des achats.
Quelles sont les autres actions menées par la plate-forme?
Nous organisons plusieurs types d’activités. Tout d’abord le jour de la "Journée sans crédit", nous sommes présents dans les principales villes de Belgique, aux abords des centres commerciaux ou dans les rues commerçantes pour distribuer des dépliants informatifs, sensibiliser la population par des sketches, des petits jeux ou des animations de rue.
En dehors de cela, la plate-forme réalise aussi des outils pédagogiques. Certains sont destinés aux adultes, les autres aux adolescents. Nous avons également des contacts avec des CPAS, qui diffusent les dépliants et organisent des soirées d’informations.
Sommaire
- Consommer, ça s’apprend
- Le crédit dans une société de consommation
- Les formes de crédit à la consommation
- Les jeunes et le crédit
- Les jeunes et l’argent
- L’ouverture de crédit
- Marc Vandercammen:"Les jeunes sont des fourmis accumulatrices"
- Monique Van Dieren : « La Journée sans crédit»
- Monique Van Dieren:"Personne n’est à l’abri du surendettement"
- Protéger les consommateurs
- Espace-citoyen sur "Quand les jeunes s'en mêlent"
- Les bons d'Etat : un moyen civique d'affronter la crise









Commentaires (1)
De van obbergen,
21 décembre 2011 à 17h44
et si l'on demandait aux français de faire de même?