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Mariages forcés

Obliger, d’une manière ou d’une autre, quelqu’un à se marier contre son gré est une forme de violence très répandue dans certaines régions du monde. En Turquie, par exemple, une femme sur 2 est mariée sans son consentement. Les filles sont parfois mariées très jeunes, à 12, 15 ou 17 ans. Chez nous, ce sont surtout les jeunes filles issues de familles immigrées qui en souffrent aujourd’hui.
Pas nouveau le mariage forcé
Pendant de nombreux siècles, en Occident, il était courant de voir des familles imposer une union à leurs enfants pour des raisons financières, territoriales, sociales, etc. Aujourd’hui, notre conception du mariage tend à se baser davantage sur le sentiment amoureux. Le choix d’un conjoint est laissé à l’appréciation de chacun. Le consentement mutuel est d’ailleurs aujourd’hui une condition essentielle de validité d’une union. Cependant, les pratiques des mariages arrangés et forcés perdurent dans de nombreuses régions du globe.
Une distinction est généralement faite entre un mariage arrangé et un mariage forcé. Dans le premier cas, l’union est négociée entre les familles mais le choix final appartient aux futurs époux. Par contre, lorsqu’on parle de mariage forcé, cela signifie qu’au moins un des deux futurs conjoints ne consent pas à cette union. Des moyens de pression sont parfois exercés par les familles sur leurs enfants en cas de refus. Il peut s’agir de menaces, de chantage, de coups,… Les mariages forcés constituent une forme de violence qui peut être à la fois psychologique, physique ou sexuelle.
Tout le monde est concerné
Ces pratiques ont lieu dans le monde entier mais c’est en Afrique et en Asie du Sud qu’elles sont les plus répandues. De nombreuses filles sont ainsi mariées de force suite à une décision de leurs parents. Et elles sont parfois loin d’avoir atteint leur majorité. A titre d’exemple, selon Amnesty International, en Inde, en 1993, 56% des filles étaient mariées avant leurs 15 ans et 17% avant leurs 10 ans. L’Europe n’est pas épargnée par ce phénomène, des mariages forcés y sont célébrés dans certaines familles, issues de l’immigration pour la plupart. A titre d’exemple, en France, en 2003, environ 70 000 mineures d’origine immigrée seraient concernées par les mariages forcés d’après un rapport du Haut Conseil d’Intégration français.
La Belgique aussi
Ces dernières années, les actions pour sensibiliser et lutter contre la pratique des mariages forcés se sont multipliées partout dans le monde. Condamnés internationalement en 1993 par la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, plusieurs campagnes ont été menées dans de nombreux pays du monde pour lutter contre ces pratiques. La Belgique n’est pas en reste avec, par exemple, la dernière campagne d’Amnesty International qui a la volonté de sensibiliser et de combattre toutes formes de violences à l’égard des femmes dont font partie les mariages forcés.
Illustration : brochure de la campagne "Je t’aime... La violence nuit gravement à l'amour"Centre pour l'Egalité des chances de la Communauté française. du
Sommaire
- La violence sous toutes ses formes
- Françoise Guillitte : "Le problème des violences faites aux femmes est universel"
- Violences, 10ème cause de décès chez les femmes
- Florence Ronveaux " Il faut sensibiliser à l'égalité hommes-femmes"
- Pascale Davister (Praxis)
- Catherine Hailliez (SOS Viol)
- Les mutilations génitales féminines (MGF), c'est quoi?
- MGF, entre loi et réalité
- K.Diallo (GAMS):"Il faut éviter à d’autres enfants d’être mutilés"
- Mariages forcés
- Espace-Citoyen dans l'emission "Quand les jeunes s'en melent"









Commentaires (1)
De arlette,
14 octobre 2009 à 06h31
doc