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Les mutilations génitales féminines (MGF), c'est quoi?

Les mutilations génitales féminines (MGF), c'est quoi?

Les mutilations génitales féminines concernent aujourd’hui 130 millions de femmes dans le monde. Ces pratiques peuvent entraîner de graves complications chez la femme qui en est victime.

Que sont les mutilations génitales féminines ?

Les mutilations génitales féminines, parfois aussi appelées MGF, désignent toutes les interventions aboutissant à la mutilation ou à l’ablation d’une partie ou de la totalité des organes génitaux externes de la femme pour des raisons culturelles et à des fins non-thérapeutiques. L’excision représente 80% des cas de mutilations génitales.
Majoritairement pratiquées en Afrique, on estime aujourd’hui à 130 millions le nombre de femmes victimes des mutilations génitales. Les pays occidentaux ne sont pas à l’abri puisqu’ils connaissent actuellement une augmentation des femmes excisées dans les communautés originaires des pays qui pratiquent ces interventions.

Il y a-t-il des risques ?

Les mutilations génitales sont pratiquées généralement sur des filles de 4 à 14. Mais il arrive parfois qu’elles n’aient que quelques mois. Ces mutilations sont souvent effectuées par de vieilles femmes du village ou des accoucheuses traditionnelles dans des conditions d’hygiène douteuses. L’opération peut être réalisée avec un couteau spécial, une simple lame de rasoir ou des morceaux de verre. Les conséquences néfastes sur la santé des victimes sont très nombreuses, certaines interventions pouvant même entraîner la mort. Et quand elles en sortent indemnes, la cicatrisation de la plaie est souvent très difficile et les risques d’infections sont grands. A cause d’une plaie mal cicatrisée, une femme mutilée risque de ressentir toute sa vie des douleurs très fortes lors de rapports sexuels ou de ses règles. De plus, l’intervention présente un risque important de transmission du virus du Sida car les lames sont généralement utilisées à plusieurs reprises sans être nettoyées.

De fausses croyances…

Les discours qui justifient la pratique des MGF reposent tous sur de fausses croyances. Les raisons invoquées sont différentes selon les régions. Certains pensent que les mutilations sont imposées par la religion, en particulier par la religion islamique. En réalité, aucune religion n’impose ce type de mutilations. D’ailleurs, celles-ci avaient déjà cours avant la naissance de l’Islam et des autres religions. Malgré tout, les chefs religieux continuent de répandre cette croyance.

D’autres ethnies estiment que les mutilations génitales rendent la femme plus fertile. Au contraire, les MGF sont souvent à l’origine d’infections qui peuvent rendre la femme stérile. De plus, l’accouchement est parfois encore plus difficile et plus douloureux pour les femmes mutilées. Et les risques de décès de la mère ou du bébé sont plus élevés. D’autres encore pensent que les mutilations sont une garantie de fidélité ou de propreté. Toutes ces croyances sont aussi fausses les unes que les autres mais elles sont profondément ancrées dans les esprits. La pression du groupe est parfois si forte que les filles qui n’ont pas été excisées sont exclues et risquent de ne pas trouver de maris.

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Commentaires (1)

  • arlette

    De arlette,
    14 octobre 2009 à 06h31

    doc