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L'éducation des filles dans le monde
Selon la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, toute personne a droit à l’éducation (article 26).
Et pourtant, en réalité, de nombreux enfants en âge d’aller à l’école primaire n’y vont toujours pas. Dans certaines régions du monde, presque 2 enfants sur 3 n’ont aucun accès à l’éducation. Des filles pour la plupart…
Une parité loin d'être parfaite
Une étude sur la fréquentation des filles et des garçons à l’école primaire a été réalisée en 2005 par l’UNICEF dans plusieurs pays du monde. Il en ressort que l’écart entre les deux sexes est encore très important dans certaines régions du monde comme au Moyen-Orient, en Afrique ou dans le sud de l’Asie. Selon cette étude, au Yémen, 79,6% des garçons vont à l’école primaire alors que seules 48,5% des filles y ont accès. En Côte d’Ivoire, 77% de garçons et 58,6% de filles occupent les bancs des écoles. Au Tchad, ils sont 73,4% contre 50,6% de filles. La parité en matière d’éducation est donc encore loin d’être acquise partout dans le monde. Et pourtant, d’énormes progrès ont été réalisés ces dernières années. A titre d’exemple, en 1990 seules 25 % des filles allaient à l’école primaire au Yémen contre 74,2% des garçons.
L'écart se creuse en grandissant
L’écart entre le nombre de filles et de garçons à l’école est encore plus important dans le secondaire. En observant les mêmes pays, on constate qu’au Yémen, seules 32,4% des filles poursuivent leurs études secondaires contre 78,2% de garçons. En Côte d’Ivoire, elles ne sont que 28,5% de filles contre 48,8% de garçons. Et au Tchad, 36,6% contre 56%.
Comment expliquer ces chiffes ?
La différence entre le nombre de filles et de garçons à l’école est souvent la conséquence de la pauvreté. En 2000, une enquête de l’UNIFEM a mit en évidence le lien entre l’augmentation de la pauvreté d’un pays et la diminution du nombre d’inscription scolaire des filles. L’école coûte cher en matériel, en frais d’inscription,…. Et quand, par manque de moyens, une famille décide de retirer un de ses enfants de l’école, elle choisira plus souvent la fille que le garçon. En effet, les filles sont généralement chargées de certaines tâches domestiques comme la cuisine ou la lessive. Une fille à l’école signifie donc souvent la perte d’une aide importante pour la famille.
L'éducation des filles diminuerait leur chance de se marier...
Plusieurs idées sexistes répandues dans ces pays renforcent également l’écart entre le nombre de filles et de garçons à l’école. Certains parents estiment, par exemple, que l’éducation des filles n’est pas très importante puisque sa place est avant tout au foyer, auprès de son mari. D’autres encore pensent qu’une fille diminue ses chances de mariage si elle va à l’école, que les études rendent la femme insoumise, que les filles sont moins intelligentes que les garçons…
Pourquoi l’éducation des filles est-elle importante ?
Chaque être humain, fille comme garçon, a droit à une éducation. Il s’agit d’un droit fondamental inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme malheureusement encore bafoué aujourd’hui.
L’expérience a montré que la scolarisation des filles a des conséquences très positives sur les sociétés. En effet, alors que la surpopulation est encore un problème dans certaines régions du monde, la plupart des femmes qui ont reçu une instruction ont moins d’enfants et des enfants en meilleure santé. De plus, si la mère a elle-même été à l’école, ses enfants ont plus de chances que les autres d’y aller aussi. Les femmes instruites bénéficient également d’un meilleur salaire et participent activement aux décisions de la famille ou de la communauté. Enfin, l’éducation des filles permet de lutter efficacement contre le sida en leur apprenant à se protéger.
L’éducation primaire pour tous en 2015
En 2000, l’ONU a déterminé 8 objectifs du millénaire pour le développement à atteindre d’ici 2015. Le troisième objectif fixé concerne l’élimination des différences entre les sexes à l’école. En 2005, d’après l’UNICEF, 125 pays sur 180 auraient déjà atteint cet objectif. Cependant, d’après les estimations de l’UNICEF, dix ans ne suffiront pas à faire de la parité à l’école une réalité dans tous les pays du monde.









Commentaires (1)
De joj,
12 février 2010 à 17h16
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