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La question de Chypre

L'Union européenne a accepté d'ouvrir les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE. L'ouverture est lancée le 3 octobre 2005. Mais le gouvernement turc a encore du travail à faire, notamment en ce qui concerne la reconnaissance de Chypre.

Le Parlement européen s'est prononcé, fin 2004, pour l'ouverture des négociations de l'élargissement à la Turquie avec une large majorité : 407 voix pour, 262 contre et 29 abstentions. Cependant, certaines conditions ont été énumérées, notamment en matière de protection des droits de l'homme et des minorités, mais aussi en ce qui concerne Chypre.

Une île divisée

L'île de Chypre est divisée en deux depuis 1974. Seule la République de Chypre (au sud) des Chypriotes grecs est reconnue par la communauté internationale. C'est elle qui a adhéré à l'Union en mai 2004. La Turquie est pour sa part le seul pays au monde à reconnaître la République turque de Chypre du Nord (au nord de l'île).

Un premier pas...

Suite au Sommet européen des 16 et 17 décembre 2004, la Turquie franchit un premier pas en ce qui concerne la question chypriote: elle accepte d'étendre ses accords douaniers, d'ici octobre 2005, aux dix nouveaux membres de l'Union, dont Chypre. Le protocole d'Ankara est d'ailleurs signé de ce sens en juillet 2005. Mais la Turquie décide d'y insérer une déclaration soulignant que ce protocole ne signifie pas pour autant une reconnaissance de la République grecque de Chypre.

Finalement, en septembre, l'Union a demandé à la Turquie de reconnaître Chypre au plus tard au moment de son éventuelle adhésion. Donc, d'ici 10 ou peut-être même 20 ans.

La reconnaissance par la Turquie du génocide arménien n'est, par contre, mentionnée nul part jusqu'à présent. Le Parlement européen a cependant affirmé son souhait de fixer cette reconnaissance avant l'éventuelle adhésion turque à l'Union.

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