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Plus de 40 ans d'attente
Cela fait 40 ans que la Turquie attend que les pays européens lui tendent les bras. Petite rétrospective des premiers pas de la Turquie dans ce qui est aujourd'hui l'Union européenne.
Tout a commencé en septembre 1963. A cette époque, la Turquie signe un accord d'association avec la Communauté économique européenne (CEE). Bien sûr, quelques années auparavant, la Turquie entrait au Conseil de l'Europe (1949), puis à l'OTAN (1952), mais là, c'est différent. Avec l'accord d'association de 1963, la Turquie entame une démarche de rapprochement purement européenne, d'autant plus que cet accord prévoit l'adhésion de la Turquie comme but final.
Une demande d'adhésion à l'UE
Puis, en avril 1987, la Turquie fait un grand pas en déposant une demande d'adhésion à l'Union. Cette fois, c'est officiel : le pays désire rejoindre les rangs européens. En décembre 1989, la décision tombe : la Commission européenne rejette la demande turque d'adhésion. La raison ? L'Europe connaît trop de changements (chute du mur de Berlin, fin de l'Union Soviétique), mais surtout elle considère que la Turquie n'est pas prête à entamer les préparations pour une adhésion. Huit ans plus tard, lors du Sommet de Luxembourg, les pays européens réaffirment que les conditions ne sont pas rassemblées pour débuter les pourparlers d'adhésion.
Entre-temps, des accords douaniers sont signés entre la Turquie et la Communauté européenne: la Turquie adhère à l'Union Douanière européenne (l'une des bases du Marché Commun). Les produits industriels produits en Turquie sont considérés dorénavant comme produits européens et l'accès au marché turc est garanti pour tous les produits industriels européens.
Pays candidat
C'est finalement en décembre 1999 (Sommet d'Helsinki), moins d'un an après la capture du leader de la guérilla indépendantiste kurde, Ocalan, que la Turquie est déclaré pays candidat. A partir de ce moment-là, la Turquie lance plusieurs réformes visant à respecter davantage les droits de l'homme. En 2002, par exemple, la peine de mort a été abolie. Ce sont ces progrès en matière de droits de l'homme et de démocratie qui ont permis à la Turquie d'obtenir le feu vert de la Commission européenne en octobre 2004. La Commission a en effet considéré que la Turquie remplissait les critères de Copenhague.
En décembre 2004, c'est au tour des 25 pays membres de l'époque d'accepter l'ouverture des négociations qui mèneront peut-être à l'adhésion du pays dans l'UE. Mais n'allons pas trop vite : ces négociations pourraient s'étaler sur plusieurs années. Peut-être même 15 ou 20 ans...









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