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L'Union élargie: cela ne va-t-il pas coûter cher ?

Depuis 2004, douze nouveaux pays ont intégré l'Union Européenne. Ils doivent alors respecter les mêmes règles que tous les autres membres. Par exemple, en ce qui concerne la protection des consommateurs, l'environnement, la concurrence, les transports ou la fiscalité. Au sein du marché de l'Union européenne, tous les biens et services pourront circuler sans frais de douanes. Ceci facilitera beaucoup la vie aux entreprises (européennes et étrangères) qui voudront faire du commerce dans n'importe lequel des vingt-sept pays membres. Mais quel est le coût de cet élargissement?  

Douze nouveaux membres, qu'est-ce que ça coûte ?

En 1999, le Conseil européen de Berlin a calculé que les programmes de pré-adhésion et d'aide aux nouveaux membres coûteraient, pour la période 2000-2006, 10 à 12 % du budget global de l'UE, c'est-à-dire 670 milliards d'euros. La facture de l'élargissement est donc salée. Cependant l'UE estime qu'on ne doit pas seulement mesurer le coût de l'élargissement en termes de budget.

Les études montrent que tous les membres de l'UE tireront profit de cet élargissement, comme cela a été le cas pour chacun des élargissements précédents. Ces bénéfices couvriront largement les efforts budgétaires demandés au moment de l'élargissement. Et ces bénéfices ne sont d'ailleurs pas tous chiffrables : comment donner un prix à l'amélioration de la concurrence, de la croissance, à l'utilisation d'une monnaie unique, à la création du plus grand marché commun du monde, ou encore au renforcement de la démocratie et de la paix ? Bref, ne pas élargir coûterait probablement bien plus cher, à terme, que l'élargissement !

Tous les nouveaux pays membres auront-ils l'euro comme monnaie ?

Sur les 15 membres d'avant 2004, seuls le Danemark, la Grande-Bretagne et la Suède n'utilisent pas la monnaie unique de l'UE. Les douze autres pays de l'UE font donc partie de l' "Euroland" ou "la zone euro".

Du côté des candidats qui ont adhéré en 2004, la Hongrie, la Pologne, la Slovénie et la République tchèque ont déjà demandé de pouvoir adopter les euros dès que possible. Mais avant de pouvoir faire partie, eux aussi, de "l'Euroland", ces trois pays devront d'abord remplir les critères de convergence de Maastricht. Il s'agit des conditions économiques qui doivent être remplies par tous les pays qui veulent adhérer à l'euro.

En 2007, la Slovénie a réussi à adopter l'euro. Elle est rejointe l'année suivante par Chypre et Malte. La Slovaquie est le dernier pays à avoir adopté l'euro (1er janvier 2009). La crise financière actuelle retardera sans doute de quelques années les pays qui souhaitent encore rejoindre la "zone euro".

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