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Etre européen et circuler librement

Pendant longtemps, l'économie a été le moteur de l'Union européenne : Communauté du Charbon et de l'Acier (CECA - 1951), Communauté économique européenne (CEE - 1957), mise en place progressive d'un Marché Unique. Et, depuis le 1er janvier 2002, chaque européen paie ses achats avec l'euro.

Si le volet économique est un pilier du rassemblement européen, les Traités de Rome de 1957, à l'origine de l'Europe actuelle, ne se limitaient pas à l'intégration économique. Ils voulaient aussi progresser vers une union sans cesse plus étroite entre les peuples. L'idée d'une "citoyenneté européenne", introduite par le Traité de Maastricht de 1992, marque cette union des peuples en renforçant le volet politique de l'Union européenne et en donnant à chaque citoyen européen des droits complémentaires à ceux que lui donne la citoyenneté de son pays.

Le droit de libre circulation

Le premier de ces droits complémentaire est celui de la libre circulation. L'Union européenne se veut être un grand espace de libre circulation pour tous les citoyens des Etats membres. Aujourd'hui, il est très facile de se déplacer d'un pays à l'autre et de voyager en Europe. Il ne faut pas de passeport, ni même montrer sa carte d'identité quand on passe une frontière.

Un droit acquis en plusieurs temps

Plusieurs étapes ont été nécessaires pour en arriver là : 

  • A partir de 1970, les citoyens européens ont pu rechercher un emploi et travailler dans toute la Communauté et bénéficier des mêmes droits sociaux que les travailleurs nationaux : c'est la libre circulation des travailleurs. 
  • En 1985, l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la France et le Luxembourg ont signé, dans la petite ville luxembourgeoise de Schengen qui touche à l'Allemagne et à la France, un accord supprimant les contrôles aux frontières et permettant aux citoyens de circuler librement. Cet accord est à la base de ce que l'on appelle l'espace Schengen. Cet espace dans lequel les citoyens européens peuvent circuler sans contrôle regroupe aujourd'hui 28 pays de l'Union européenne (les 27 à l'exception de la Grande-Bretagne) ainsi que la Norvège et l'Islande. Cet accord de Schengen est un pas tout à fait fondamental vers une plus grande coopération entre les pays d'Europe.
  • En 1986, l'Union inscrit la liberté de circulation des personnes dans l'Acte unique européen.
  • En 1997, le Traité d'Amsterdam reprend cette liberté et intègre les acquis de Schengen.

Qu'est-ce que cela signifie plus concrètement?

Les différents accords autour de la libre circulation peuvent se traduirent plus concrètement par l'adoption de trois objectifs fondamentaux :

  • Suppression des contrôles de police lorsqu'on franchit une frontière intérieure de l'Union
  • Harmonisation de la politique des visas et du droit d'asile. Tous les pays de l'Union appliquent les mêmes règles concernant l'obligation d'un visa ou le droit d'asile pour les personnes venant d'en dehors de l'Union et franchissant les frontières externes de l'Union.
  • Coopération des systèmes judiciaires et de police

L'un des impacts les plus positif de cette liberté de circulation pour le citoyen européen est sans doute la possibilité de pouvoir voyager, s'établir et travailler sans difficultés dans l'ensemble des pays de l'Union. Ainsi, l'Europe devient un espace où les rencontres et les échanges sont de plus en plus nombreux, ce qui contribue à renforcer l'identité de l'Union. On note cependant que la mobilité des travailleurs d'un pays à l'autre est souvent freinée par la diversité des langues.

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Commentaires (1)

  • martin angenot

    De martin angenot,
    18 novembre 2009 à 15h14

    Illustration de Kroll: les jeunes et l'Europe