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Depuis les premiers pas des OGM...

Depuis les premiers pas des OGM...

Avant d’arriver dans nos assiettes, les OGM se trouvaient plutôt dans les laboratoires. Comment se sont-ils frayé un chemin jusqu’à nous ?

Les premiers pas

L’histoire des OGM a commencé il y a un bientôt 40 ans, avec l’obtention du premier OGM volontaire pour laboratoire par l’équipe de Paul Berg en Californie, en 1972. Cet OGM était une bactérie dans laquelle avait été introduit un fragment d’ADN provenant d’un virus.

Les chercheurs se sont ensuite tournés vers la modification des végétaux et des animaux. En 1982, le premier animal génétiquement modifié, une souris géante, est obtenu. Et en 1983, des chercheurs de l’université de Gand obtiennent la première plante génétiquement modifiée. Il s’agit d’un plan de tabac.

L’expansion

Dès 1987, les Américains commencent la culture de plantes transgéniques afin d’augmenter la rentabilité de leur production agricole.

Au début des années 90, les expériences se suivent à un rythme de plus en plus élevé. En 1995, les Etats-Unis autorisent la mise sur le marché américain du maïs transgénique. A partir de ce moment-là, tous les pays autorisent petit à petit le commerce de plantes transgéniques.

Une controverse apparaît

A partir de janvier 1997, pour des raisons entre autres d'éthique, certains pays inversent la tendance. Un premier pays, le Japon, interdit l’importation d’OGM. En février 1997, c’est au tour de l’Autriche, suivie de peu par l'Italie, d’interdire les OGM sur leur territoire.

Par contre, suite aux pressions des grands groupes industriels, la Commission européenne se positionne en faveur des OGM. Le 23 janvier 1997, elle autorise la mise sur le marché européen et l'importation du maïs transgénique pour l’alimentation humaine et animale.

La Commission européenne oblige toutefois les producteurs à indiquer la quantité d’OGM contenue dans un produit si elle dépasse les 0,9%.

Et la Belgique ?

La Belgique doit respecter les lois européennes. Aucun pays ne peut s'opposer à la culture ou à l’importation d’OGM autorisés dans l'UE, à moins d’en prouver la dangerosité. En 2003 et 2004, suite à des études scientifiques, la Belgique a réussi à prouver l’impact négatif de certains OGM sur la biodiversité. Elle a donc été autorisée à refuser l’introduction de quelques OGM dans ses cultures.

Hormis des expériences en serres fermées, les agriculteurs belges ne cultivent aucun aliments à base d’OGM. Par contre, la Belgique importe des produits OGM que l’on peut trouver dans nos supermarchés. Et beaucoup de nos animaux sont nourris avec du soja transgénique importé du Brésil et d’Argentine.

Et pour les produits biologiques ?

Le 11 et 12 juin 2007 au Luxembourg, la Commission européenne a adopté un nouveau règlement pour l’agriculture biologique. Dorénavant, les produits issus de l’agriculture biologique peuvent contenir une certaine quantité accidentelle d’OGM. Comme pour les produits conventionnels, la limite est fixée à 0,9%. Si le produit dépasse cette limite, il ne peut plus être considéré comme biologique.

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Commentaires (1)

  • stmicheton

    De stmicheton,
    25 janvier 2012 à 10h25

    Bonjour a vous rédacteurs d'espace citoyen, concernant cet article traitant de l'agriculture bio, je pense que le bio aide a lutter contre la pollution, en effet les pesticides et le engrais chimiques non absorbées par les plantes risquent de s'infiltrer dans le nappes fréatiques et ruissellent jusqu'au rivières ce qui pollue des quantités d'eau potentiellement potable. De plus les pesticides en plus de tuer les insectes nuisibles a la croissance des plants tuent aussi des tas d'autres insectes notamment les abeilles favorables a la reproduction des plantes. Ensuite concernant l'agriculture bio, des engrais naturels existent comme les déchets organiques: le composte et le fumier. Ces engrais permettent des rendements presque équivalents aux engrais chimiques sans les désavantages de ceux-ci. Ce qui permet de ne pas défricher d'avantage pour produire du bio par rapport a l'agriculture normale. J'espère vous avoir convaincu que le bio est plus respectueux de l'environnement.