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Mobilité et transports en Belgique

Mobilité et transports en Belgique

Lorsque l’on s’interroge sur la mobilité en Belgique, un constat s’impose : aujourd’hui, de plus en plus de personnes se déplacent en voiture. La voiture, ça va vite, c’est tout près et c’est plus facile. Et s’il s’agit bien d’un signe de progrès, puisque nous pouvons aller partout en un temps raisonnable, elle a aussi des inconvénients. Et pas des moindres !

Par mobilité, il s’agit d’entendre ici la capacité de se déplacer par ses propres moyens, avec ou sans aide technique. Aujourd’hui, la mobilité ne peut plus se penser sans la voiture car cette dernière est devenu le moyen de transport privilégié en Belgique.

Le déplacement des Belges

En effet, 68 % de la population utilisent la voiture comme moyen de transport principal. C’est la marche à pied qui vient en seconde position (16%), avant les deux roues (9%) et les transports en commun (6%).

Le Belge se déplace avant tout pour le travail, puis pour ses achats ou pour accompagner quelqu’un.

Remarquons qu’en comparaison avec les autres pays européens, le Belge parcourt de plus grandes distances. Ce qui s’explique en grande partie par le fait que la Belgique reste un pays que l’on peut traverser de long en large en quelques heures. D’ailleurs, le Belge déménage moins souvent qu’un autre Européen quand il trouve un emploi éloigné de son domicile mais préfère passer plus de temps dans sa voiture.

Les pics de circulations

Durant la journée, on peut déterminer plusieurs moments où le trafic est plus important (pics de circulation). Les pics de début et de fin de journée sont bien connus par les automobilistes qui se rendent sur leur lieu de travail. En effet, ces deux moments sont le rendez-vous quotidien des travailleurs avec les embouteillages sur les grands axes automobiles, rendant les déplacements très longs pour une distance parfois très courte.

Mais ces pics de circulation sont de plus en plus nombreux ! Ils ne sont plus seulement liés aux trajets entre le domicile et le lieu de travail. Maintenant, les déplacements des personnes qui ne travaillent pas deviennent eux aussi problématiques : le trafic est de plus en plus encombré quel que soit le moment de la journée.

Le développement du travail à temps partiel explique en partie l’augmentation des déplacements à d’autres moments de la journée. Par ailleurs, les malades, les chômeurs, les (pré)pensionnés se mettent souvent en route après les pics de circulation du matin. Finalement, les gens qui travaillent ne représentent actuellement plus qu’une minorité dans l’ensemble des déplacements.

Préparer un avenir moins gris…

Les pics de circulation et les embouteillages créent des problèmes importants de déplacements. Et n’oublions pas non plus les conséquences écologiques qu’ils entraînent. La voiture, et ce, quel que soit le carburant utilisé, émet des gaz polluants nocifs pour l’environnement ! Nous le savons depuis longtemps mais il ne s’agit pas de l’oublier et de laisser la situation s’aggraver…

Même si les conséquences du trafic sont beaucoup moins graves à Bruxelles qu’à Paris ou à Londres, il est nécessaire de s’attaquer au problème avant que la situation ne s’empire. Il ne sera pas facile de diminuer le nombre de déplacements car la plupart des conducteurs y sont très habitués et ne sont pas prêts à accepter les désavantages individuels que peuvent représenter d’autres moyens de transport comme le co-voiturage ou les transports en commun. Cela demande de l’organisation : marcher 10 minutes le matin et le soir pour atteindre un arrêt de bus, se renseigner sur les horaires, prendre des contacts pour le co-voiturage, etc. Et pourtant, c’est sans aucun doute ces petits gestes de chacun qui éviteront à notre planète bleue de virer au gris…

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