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Le protocole de Kyoto

Le Protocole de Kyoto est un traité qui a pour but de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et lutter ainsi contre le réchauffement climatique. Dans ce document adopté à Kyoto (Japon) en 1997, la majorité des pays industrialisés se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2008-2012.
Un but : réduire les émissions de gaz à effet de serre
Adopté en 1997, le protocole de Kyoto définit des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les pays industrialisés. L’objectif global fixé par le protocole de Kyoto était de parvenir à une diminution moyenne de 5,2% de la production des gaz à effet de serre par rapport à 1990 sur la période 2008-2012.
Chaque nation a dû s’engager pour permettre d’atteindre cet objectif : moins 8% pour l'Union européenne (répartis entre les différents pays membres), moins 7% pour les Etats-Unis, ou encore moins 6% pour le Japon et le Canada.... La Belgique devrait, quant à elle, diminuer de 7,5% par rapport à 1990 ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2010.
Attendre 7 ans…
Pour entrer en vigueur, le protocole de Kyoto devait être accepté par un minimum de 55 Etats représentants au total au moins 55 % des émissions de CO2. Ce n’est qu’avec la signature de la Russie que le protocole de Kyoto put, enfin, entrer en vigueur, le 16 février 2005.
Aujourd’hui, 172 pays se sont engagés en ratifiant le document. Les Etats-Unis, premier pays pollueur du monde (un quart des émissions mondiales), refusent cependant toujours de ratifier le protocole de Kyoto.
Les pays en voie de développement ?
Le protocole ne concerne, en tout cas jusqu’en 2012, que les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés afin de ne pas perturber le développement et la croissance des pays en voie de développement. De plus, ces derniers estiment qu’ils ne sont pas les principaux responsables de l’augmentation des gaz à effet de serre, contrairement aux pays industrialisés.
Pourtant, les pays en voie de développement représentent près de 40% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Et certains d’entre eux, comme le Brésil, la Chine ou l’Inde, s’annoncent déjà comme les futurs grands émetteurs de gaz à effet de serre en raison de l'augmentation de leur population et de leur développement rapide. C’est pour cette raison qu’il s’agit de définir, dès aujourd’hui, les grandes lignes de ce qu’on appelle déjà l’«Après-Kyoto».









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