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Cyberaddiction

En constante augmentation, l'addiction aux jeux vidéo est maintenant reconnue au même titre que les autres dépendances. D’ailleurs, les personnes qui en souffrent aujourd’hui peuvent être soignées dans des centres de désintoxication.

Depuis l'arrivée d'internet haut débit, nous assistons à une explosion des cas de dépendance aux jeux vidéo. Il s'est avéré que le jeu vidéo peut rendre un individu tout aussi dépendant que la drogue ou les jeux de hasard. Dans le cas du jeu vidéo, on parle de cyberaddiction ou cyberdépendance.

Processus d’addiction

Le processus d'addiction aux jeux vidéo fonctionne de la même manière que d’autres dépendances comme la drogue, l’alcool ou le sexe: une production importante d'endorphine par le cerveau pendant le jeu entraine l’oubli de ses problèmes personnels, la diminution de l’anxiété voire l’euphorie.

Les symptômes...

La dépendance au jeu se manifeste par la négligence de ses besoins vitaux : manger, boire, dormir, etc. Le joueur passe un nombre d'heures de plus en plus important à jouer. Le dépendant n'est alors plus capable de communiquer dans la vie réelle: il a passé trop de temps devant son ordinateur au détriment de son réseau de relations sociales qui disparaît complètement.

De plus, signalons que les spécialistes observent dans de nombreux cas une prise simultanée de produits stimulants permettant de jouer plus longtemps.

Les centres de désintoxication

En quelques années, plusieurs centres de désintoxication aux jeux vidéo ont ouvert leurs portes. La clinique Smith & Jones à Amsterdam est la première clinique européenne spécialisée dans les cas de cyberdépendance.

Ce centre propose un traitement complet de quatre à sept semaines. La première semaine a pour but d'établir le diagnostique du patient. Ensuite, le patient doit suivre un programme adapté à son problème, ainsi que les activités communes à tous les dépendants. L'objectif est de faire prendre goût au patient à d'autres loisirs dans le cadre de sa thérapie. A la fin de son séjour, le patient retourne dans la vie quotidienne et revient une fois par semaine pendant un an pour un contrôle de sa réinsertion.

Toutefois, seules 10% des personnes qui suivent ce programme sont réellement victimes d’addiction selon le fondateur du Smith & Jones Center. « Ces gosses montrent des symptômes similaires aux dépendances, mais plus on passe de temps avec eux, moins je pense qu'on puisse nommer ça « addiction ». Ce dont la plupart de ces enfants ont besoin est un encadrement parental et un professeur d'école, c'est un problème social ».

Il est donc du devoir des parents de rester attentifs à la pratique du jeu de leur enfant et de prévenir les excès. Mais aussi de s'intéresser à son loisir et de rester en relation avec lui car l'éducation du jeune est un élément indispensable dans la prévention de l'addiction aux jeux vidéo.

 

logo emission CTHAEcoutez ci-dessous un extrait de l'émission radio du CThA intitulée "Dans la spirale des jeux vidéo" pour entendre le témoignages de 2 jeunes accros aux jeux. Et si cet extrait vous a plu, cliquez ici pour écouter l'émission dans son intégralité et découvrir d'autres émissions des jeunes du CThA.

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Commentaires (1)

  • stmicheton

    De stmicheton,
    27 janvier 2012 à 13h39

    ouais les jeux vidéos c'est de la balle. C'est excellent pour la rapidité et les réflexes et augmente l'imagination des joueurs. Mais comme pour tout il ne faut pas en abuser. Si le temps de jeux des joueurs et le type de jeu est controlé les conséquences sur le système nerveux sont quasiment nulles.