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La presse belge en manque de lecteurs?

La presse francophone ne se porte pas très bien. De moins en moins de personnes lisent la presse quotidienne. En témoignent ces chiffres : on est passé de plus de 600.000 journaux vendus en 1989 à environ 400.000 en 2002.

La concurrence de la radiotélévision et d’Internet qui permettent d’accéder plus facilement et rapidement à l’information sont, en grande partie, responsables de cette désertion. Sans oublier l’arrivée des quotidiens gratuits qui a aussi eu un effet non négligeable.

Remarquons que ce problème touche particulièrement les grands journaux nationaux d’information générale, telle La Libre, moins accessibles que les journaux régionaux et populaires dont le nombre de lecteurs a tendance à augmenter . La presse engagée à plus faible tirage en a également fait les frais jusqu’à sa quasi disparition du paysage médiatique belge aujourd’hui. Au cours de ces dernières décennies, des dizaines de titres de presse se sont vu rachetés ou ruinés par manque d’intérêt du public pour la presse papier. Aujourd’hui, ceux qui ont subsisté le doivent généralement aux aides accordées par les pouvoirs publics et aux investissements publicitaires.

Comment retrouver ses lecteurs?

Pour répondre à cette pénurie de lecteur, les journaux ont décidé, parfois trop tard, de se rajeunir. Le format a diminué considérablement, la mise en page est revue avec des graphismes plus attrayants.

Les journaux essayent aussi de toucher un public de plus en plus large. En démontre les suppléments hebdomadaires qui se sont rajoutés au journal : life style, culture, télévision, auto, immobilier. Les quotidiens proposent aussi, durant une certaine durée, des recettes de cuisine, dvd, encyclopédies à collectionner, etc.Ces techniques permettent aussi d’attirer de nouveaux annonceurs qui négligent d’habitude les quotidiens.

Sur le web...

Parallèlement à l'augmentation des suppléments, les sites de presse en ligne se sont multipliés ces dernières années. En effet, il semble que contrairement à l'idée reçue, le fait de mettre en ligne une partie voire tout le contenu d'un journal n'empêche pas les lecteurs d'acheter l'édition papier. Au contraire, cela aurait même tendance à fidéliser le lecteur.

Conserver son lectorat tout en maintenant une qualité de l'information?

Dans le but de retrouver des lecteurs, les quotidiens se trouvent face à un dilemme  : soit développer des informations plus populaires ou conserver leur qualité avec le risque de ne pas attirer de nouveaux lecteurs. Ils doivent aussi  faire attention aux pressions des annonceurs et de ne pas céder à celle-ci, au risque de perdre ces mêmes annonceurs.

Cependant, signalons que le vent semble aujourd'hui tourner pour la presse écrite. En effet, ces deux dernières années ont été plutôt bonnes pour la presse belge francophone qui a vu son lectorat augmenter de 6,7% en 2005 et de 11,6% pour 2006. (Chiffre CIM).

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