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Focus sur un métier pas toujours facile: le pigiste
A côté des journalistes salariés, de nombreux pigistes travaillent dans les rédactions. Ils constituent environ 20% des journalistes. Leurs conditions de travail sont souvent difficiles. Avec parfois des conséquences sur la qualité de l’information.
Qu’est ce qu’un pigiste ?
Un pigiste est un journaliste indépendant. Il ne travaille pas pour une rédaction en particulier mais pour différentes rédactions avec qui il collabore plus ou moins régulièrement. Il est rémunéré "à la pige", c'est-à-dire en fonction du nombre d’articles, reportages ou photos qu'il produit.
Comment travaille-t-il ?
Le pigiste doit en permanence trouver de nouvelles idées, de nouveaux sujets et des rédactions à qui les proposer. Quand ses sujets sont acceptés, il doit enquêter, les réaliser dans un certain délai en s’adaptant chaque fois au style du journal ou de l’émission. Il peut également répondre à des commandes, des demandes précises des rédactions.
Les avantages
En tant qu’indépendant, il peut organiser son travail comme il l’entend, choisir ses horaires, prendre des congés quand il le souhaite, varier ses sujets, et travailler avec différentes rédactions sans être soumis à la hiérarchie.
Les difficultés
En Belgique, un journaliste sur quatre est indépendant, le plus souvent par obligation. En effet, la plupart des journalistes estiment que la situation professionnelle des pigistes se dégrade d’année en année : il y a de moins en moins de piges, elles sont moins bien rémunérées et sont parfois payées plusieurs mois après que le travail ait été réalisé.
Par ailleurs le journaliste indépendant doit aussi faire face à d’autres difficultés : il doit courir les rédactions pour "vendre" son travail, il n'est jamais sûr de ce qu'il va gagner le mois suivant, il doit travailler seul et faire face à une concurrence effrénée.
Les conséquence de ce manque de moyens
Si ces difficultés sont vraies pour tous les journalistes, c'est encore plus vrai pour les pigistes qui ne sont jamais sûrs de trouver du travail le mois suivant. Le manque de moyens conduit souvent les journalistes indépendants à travailler plus et plus vite, sur des sujets parfois très différents. A ce rythme, certains n’ont plus assez de temps à consacrer à leurs articles. Les recherches deviennent plus courtes, les enquêtes moins approfondies, ce qui mène parfois à des approximations, des erreurs ou des reportages plus superficiels. Une situation qui peut nuire à la qualité de l’information.
"Pigiste pas pigeon"
Consciente de ces problèmes, l’Association des journalistes professionnels francophones de Belgique (AJP-AGJPB) veut faire changer les choses. Elle a recueilli les témoignages de nombreux journalistes indépendants, mis sur pied une campagne sous la bannière "pigiste pas pigeon", lancé un site internet et organise des actions et des réunions pour sensibiliser les éditeurs, les rédacteurs en chef et les pouvoirs publics.
Sommaire
- Les médias belges à travers le temps
- Les métiers de l'info
- Focus sur un métier pas toujours facile: le pigiste
- Le parcours de l'information quotidienne
- Le calcul de l'audience
- Les sources d'informations
- Tour d’horizon de la presse belge francophone
- La presse belge en manque de lecteurs?
- Service public versus privé en Belgique
- J-J. Jespers:"Les médias belges sont de plus en plus neutres"









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