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Indymedia : "Ne détestez pas les médias, soyez les médias!"
"Ne détestez pas les médias, soyez les médias " : avec ce slogan choc, Indymedia invite tous les citoyens à s’emparer du web et les encourage à devenir de véritables acteurs de l’information.
Indymedia est un réseau de médias indépendants dont le but est de permettre à chacun de diffuser ses informations et ses analyses en ligne.
La petite histoire d'Indymédia
L’histoire d’Indymedia commence en 1999 à Seattle. Alors que l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) et le FMI (Fonds Monétaire International) organisent leurs sommets, des milliers de militants venus des quatre coins du monde se réunissent pour manifester contre la mondialisation néo-libérale qui se caractérise, entre autres, par une limitation du rôle de l’état, l’ouverture des économies nationales sur un marché devenu planétaire, la déréglementation et la libéralisation des échanges.
Dans l’effervescence qui règne alors, quelques journalistes issus des médias indépendants américains décident de lancer un réseau d’information alternative. Avec pour slogan "ne détestez pas les médias, soyez les médias", ils invitent tous ceux qui le veulent à contribuer à ce nouveau réseau qu’ils baptisent Indymedia (Independant Media Center). Leur but ? diffuser des informations que les médias n’osent pas ou ne veulent pas aborder, rendre compte sur le terrain des manifestations et parler du mouvement alter-mondialiste naissant.
Le succès est immédiat. Au cours des années qui suivent, le réseau s’étend et des centaines de militants ouvrent de nouveaux centres au Canada, en Angleterre, en France, en Italie, en Belgique… Aujourd’hui, le réseau Indymedia compte plus de 150 centres dans 60 pays dont un à Bruxelles.
Mais comment ça marche ?
Indymedia fonctionne sur un système de publication ouverte. Le principe est simple : tous les citoyens qui le souhaitent ont la possibilité de contribuer au réseau, de publier leurs informations et leurs points de vue. Il leur suffit pour cela de se connecter au net, de se rendre sur un des sites Indymedia et de publier directement leurs textes. L’accès à Indymedia et les textes ne sont pas censurés mais un système de vérification permet de modifier ou de supprimer les articles envoyés en double, les messages commerciaux ainsi que tous les textes racistes, fascistes ou sexistes qui ne respecteraient pas les principes du réseau.
Le but est de donner une voix à tous ceux que l’on n’entend pas, tous ceux qui veulent prendre la parole et qui ont un point de vue à défendre : mouvements sociaux, syndicats, comités de quartiers, etc. Et d’offrir une information libre, indépendante et honnête, au plus près des réalités du terrain.
Qui sont les acteurs d'Indymédia?
Certains contributeurs d’Indymedia sont des journalistes professionnels. Ils participent au réseau pour diffuser des informations qu’ils ne pourraient traiter dans les médias traditionnels. Mais la plupart des rédacteurs sont des bénévoles qui veulent défendre leurs idées et faire entendre leurs points de vue qu’ils estiment ne pas retrouver dans les médias classiques.
Les critiques
L’avantage d’un tel réseau, c’est qu'on peut y lire des informations que les autres médias ne diffuseront pas. Mais il y a aussi des inconvénients et des défauts. Par exemple : les rédacteurs d’Indymedia ne sont pas tous journalistes. Ce sont souvent des militants qui défendent un point de vue et des idées. Leurs articles ne sont donc pas toujours objectifs. Ensuite, si certains textes peuvent être effacés (à cause de leur contenu raciste, sexiste…) il n’y a aucun contrôle sur l’information diffusée.
Comment alors savoir si ce qui est dit est vrai ? Comment se faire une opinion, une idée ? En multipliant les sources d’informations (traditionnelles, alternatives, etc.) et en exerçant son esprit critique !
Sommaire
- Ceux qui nous informent autrement
- La presse alternative en Belgique
- Les radios alternatives en Belgique
- Indymedia : "Ne détestez pas les médias, soyez les médias!"
- Isabelle Desobry : "Axelle est un magazine féminin d'information qui a des idées"
- Laurent Arnauts : "Le Journal du Mardi n'a pas froid aux yeux"









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