Sous-thèmes
Article
Le bouddhisme : histoire, principes et répartition géographique
Le bouddhisme, terme forgé en Occident, regroupe des tendances diverses qui se réclament de Bouddha, « l’éveillé ». Mais, au contraire des autres religions, Bouddha n’est pas un Prophète et se veut un homme « ordinaire ». Comment comprendre cette religion qui regroupe aujourd’hui 360 millions de personnes dans le monde ?
Histoire de Bouddha
Siddharta Gautama (prénom et nom de Bouddha) est né au 6e siècle avant J.C. en Inde. Selon la légende, il grandit comme un prince dans son palais, avant d’en sortir et de faire des rencontres déterminantes. Après avoir vu un cadavre, un malade et un vieillard, il prend conscience des souffrances du monde et des limites du bonheur. Il rencontre ensuite un ascète (personne s’imposant, par piété, une vie austère et frugale) et, comme lui, décide de renoncer aux plaisirs de ce monde pour trouver une source de satisfaction intérieure et durable. Après une longue période de méditation en forêt, il a une illumination qui lui permet d’atteindre le nirvana, c’est-à-dire qu’il n’est plus victime des apparences trompeuses et peut pleinement réaliser ses potentialités humaines et se dégager de la souffrance et de l’insatisfaction.
Principes du bouddhisme
Le but du bouddhisme est d’épanouir ses potentialités et de dépasser la souffrance en purifiant sa manière de penser. La méthode mise en place pour purifier son esprit (appelée Dharma) est basée sur des discours, qui incitent à faire des bonnes actions et à chasser les pensées négatives (comme l’avidité ou la convoitise et la colère), et des instructions pratiques, pour augmenter sa concentration dans la méditation. Le chemin proposé est un chemin individuel et chacun doit s’engager pleinement dans cette voie.
Le bouddhisme prêche la non-violence vis-à-vis de tous les êtres vivants, même les animaux. La plupart des bouddhistes sont d’ailleurs végétariens.
Les bouddhistes croient en la transmigration des âmes : tous les êtres vivants renaissent après leur mort sous des formes avantageuses (homme) ou inférieures (animal, démon), selon qu’ils se sont bien ou mal conduits pendant leur vie, selon leur karma.
Le bouddhisme dans le monde et en Belgique
Le bouddhisme commence à se diffuser de façon massive à partir du 2e siècle avant J.C. dans tous les pays voisins de l’Inde. Une division s’opère au tournant de notre ère entre deux tendances :
- Première tendance (appelée « petit véhicule »): certains croyants restent fidèles au bouddhisme originel : ils ne reconnaissent que les textes attribués à Bouddha (les sutras) qui est le seul à pouvoir être vénéré et les pratiquants n’ont à travailler qu’à leur propre éveil spirituel (et non à celui des autres). Cette tendance se diffuse dans le sud et le sud-est de l’Inde : Sri Lanka, Thaïlande, Laos, Birmanie (elle y devient religion d’État) et Cambodge.
- Seconde tendance (appelée « grand véhicule ») : certains prônent une interprétation plus large, permettant le culte des divinités et valorisant la compassion. Elle s’étend vers le nord et le nord-est : Chine, Vietnam, Corée, Japon, Tibet et Mongolie (religion d’État pour ces deux derniers).
Par contre, en Inde, le bouddhisme s’éteint au 12e siècle suite aux conquêtes musulmanes.
En dehors de l’Asie, le bouddhisme commence à s’implanter aux États-Unis dans les années 1960, puis en Europe dans les années 1970. Au départ, c’est surtout le bouddhisme japonais qui arrive en Occident, même si aujourd’hui le bouddhisme tibétain est le plus répandu en Belgique et en France.
Les bouddhismes pratiqués dans chacun de ces pays sont différents car l’enseignement est très tolérant et peut s’adapter facilement aux coutumes locales, même si les 360 millions de bouddhistes (dont 30.000 Belges) se retrouvent toutefois autour de points doctrinaux fondamentaux. L’Union bouddhique belge a introduit une demande de reconnaissance officielle du bouddhisme en tant que pratique non confessionnelle (sur le modèle de la laïcité), en mars 2006.









Commentaires (0)