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Histoire du Tibet : du 7ème siècle à 1960

Le Tibet, situé au sud-ouest de la Chine, est envahi par la Chine communiste en 1950, qui veut le " libérer des forces étrangères ". Le Dalaï-Lama et des milliers de Tibétains s’exilent en Inde. En 2006, les deux parties n’ont toujours pas trouvé d’accord et leur histoire montre que leurs relations ont longtemps été conflictuelles.
Une histoire mouvementée
Le Tibet est unifié au 7e siècle, sous le règne de Song-tsen Gampo. Il devient l’une des grandes puissances d’Asie. En 821-823, un traité de paix est signé avec la Chine et la frontière est délimitée. Le bouddhisme pénètre dans le pays et devient religion d’Etat à la fin du 8e siècle.
Au 13e siècle, Gengis Khan conquiert la Chine et l’influence mongole s’étend. Le Tibet se soumet à son tour à la domination mongole dont il se libère en 1350. A la fin du 14e siècle, Gedun Drub devient le 1er Dalaï-Lama.
Au 17e siècle, le 5e Dalaï-Lama développe d’étroits liens religieux avec les empereurs mandchous (issus du nord-est de l’Asie) qui conquièrent la Chine (dynastie Qing : 1644-1911). Entre le Tibet et la Chine, s'établit alors une relation de " prêtre-patron " (Chö-Yön en tibétain) : le lama tibétain promet loyauté politique, bénédiction et enseignement religieux à l'empereur chinois, en échange d’un parrainage et d’une protection.
Au cours du 18e siècle, les empereurs chinois envoient à quatre reprises des troupes au Tibet afin de protéger le Dalaï-Lama et le peuple tibétain des invasions mongoles, népalaises, mais aussi d’éventuels troubles internes. A chaque expédition, les empereurs renforcent leur influence sur le gouvernement tibétain, qui reste toutefois indépendant.
Au début du 20e siècle, les Britanniques envahissent Lhassa, la capitale du Tibet, et s’attribuent des privilèges commerciaux. La Chine les reconnaît et obtient, en contrepartie, la reconnaissance de sa suzeraineté (=domination politique) sur le Tibet.
Mais en 1911, la dynastie chinoise des Qing s'effondre et la première République chinoise est proclamée. L’instabilité règne en Chine et le Tibet en profite pour chasser les Chinois de Lhassa et proclamer son indépendance en 1913. La même année, les Britanniques convoquent une conférence à trois qui, si elle ne résout pas le différend entre la Chine et le Tibet, permet à ce dernier de s’assurer de l’appui britannique.
Le Tibet : une colonie chinoise?
A partir de 1949-1950, les Chinois décident de "récupérer" le Tibet. Pour eux, cette région est une province chinoise, qu’il faut libérer de l’influence occidentale et d’un système politique inégalitaire. Mais la cohabitation est difficile et les Chinois répriment (empêchent de s’exprimer) de plus en plus durement les Tibétains, grâce à la présence de 500.000 soldats chinois.
En mars 1959, a lieu un soulèvement national, qui se solde par le décès de 90.000 Tibétains. Le Dalaï-lama et plus de 80.000 compatriotes s’exilent en Inde.
Au milieu des années 1960, la politique chinoise se durcit : les bouddhistes sont persécutés, les temples détruits.
De 1950 à 1990, on estime à 1 million le nombre de morts tibétains, que ce soit lors des combats, des famines, par suicide ou en essayant de fuir à travers les montagnes. Aujourd’hui encore, la seule possession d’une photographie du Dalaï-Lama est passible de prison. Environ 1000 prisonniers politiques seraient toujours détenus, dont le Panchen Lama (âgé de 17 ans, en 2006), deuxième personnalité religieuse après le Dalaï-Lama. En 2005, une ONG espagnole a déposé une plainte pour génocide contre le peuple tibétain.
Illustration: http://www.psgalaxie.com/phototheque









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