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Les droits de l'Homme en Chine

"L'Etat respecte et préserve les Droits de l'Homme". Ce nouvel amendement apparu en 2004 dans la Constitution chinoise laissait présager une amélioration des conditions sociales en République Populaire de Chine. Forts médiatisés, les Jeux Olympiques de Pékin et les contestations tibétaines de l'année 2008 ont cependant souligné que les progrès en la matière peinaient à émerger.
Un droit à la vie minimisé
En 2007, l'ONG Amnesty International a présenté un rapport sur la situation des droits de l’Homme en Chine. Selon celui-ci, les autorités chinoises appliquent une politique de répression.
En un an, pas moins de 1800 personnes ont été condamnées à mort et 470 exécutées. Dix fois plus qu'aux Etats-Unis. Ce chiffre n’est pas très étonnant quand on sait que soixante-huit infractions, ne relevant pour la plupart même pas de criminalité violente, sont passibles de peine de mort.
Le rapport estimait à 500 000 le nombre de personnes faisant l'objet d'une détention sans même l'ombre d'un procès. Le système judiciaire chinois ne s'est pas tout à fait débarrassé de ses méthodes autoritaires de l'époque de Mao.
D'après le comité anti-torture de l'ONU, certains condamnés sont enfermés dans des endroits tenus secrets et sujets à des actes de tortures. Bien souvent, ce sont les minorités qui souffrent de ce système.
Une liberté d'expression muselée
Le Parti communiste dispose d'un département de la propagande qui contrôle de manière très rigoureuse la circulation de l'information interne et externe.
Selon Reporters sans Frontières, près de 180 correspondants de la presse étrangère ont été arrêtés ou harcelés en Chine en 2007. Les journalistes sont surveillés de près. Ils doivent être prudents et faire preuve d'une importante auto-censure s'ils ne veulent pas avoir d'ennui. Les sujets qui fâchent comme le Tibet, Taiwan, le Xinjiang et le non-respect de la liberté d'expression sont censurés et la désinformation reste fréquente.
Mais au delà des journalistes, c'est toute une population qui n'a toujours pas la possibilité de s'exprimer librement, dans la rue, lors des manifestations ou sur Internet. Ainsi, des filtres automatiques empêchent l'accès à l'information en ligne à quelques 220 millions d'internautes. Le site de "Human Right Watch China" et de nombreux sites liés au Tibet sont inaccessibles à la population chinoise.
Relativisme Culturel contre Universalisme
Pour l'état chinois, la Déclaration universelle des droits de l'Homme est d'abord régie par des valeurs occidentales. Pour l'état communiste chinois, l'Occident tente d'imposer sa vision des droits universels sur des populations qui n'ont pas les mêmes valeurs. Certains y voient une forme de colonialisme par le biais de la culture.
L'autre différence majeure découle du fait que la conception occidentale se centre sur les libertés individuelles, contrairement à la Chine qui est attachée aux droits collectifs. Le pays a opté pour un développement économique au détriment des libertés individuelles.
La Chine est toutefois l'un des pays qui a le plus lutté contre la pauvreté ces trente dernières années. Le revenu national par habitant a triplé. En 2005, le rapport sur le développement humain des Nations Unies indiquait que la Chine avait enregistré "le progrès le plus rapide de son histoire en matière de développement humain ".
Sommaire
- La Chine ancienne, une histoire de familles
- Histoire contemporaine de la Chine
- Mao Tsé-toung, révolutionnaire ou dictateur?
- Quand l'économie chinoise fait "boum"
- Chine-Afrique : une relation à sens unique?
- La Chine, un “Etat multinational uni”
- La Chine se désintéresse-t-elle de l'environnement?
- Les droits de l'Homme en Chine









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